A l'initiative du Colectivo argentina en lucha de Paris
le 29 mars à partir de 16 heures
Sur ce site, vous pouvez trouver principalement des articles relatifs à l'autogestion et à l'Amérique latine. L'administrateur est un militant associatif, syndical et politique
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| Photo El Salto Diario |
Depuis
cinq décennies, la FUCVAM est l'un des plus grands mouvements
coopératifs de logement au monde. Elle regroupe 35 000 familles
réparties dans 760 coopératives régies par les principes
d'autogestion, d'entraide et d'une vision non spéculative du
logement.
Javier Pérez Orgaz
19 février 2026
Enrique
Cal (Rivera, Uruguay, 1965) est le président de la Fédération
uruguayenne des coopératives de logement par entraide (FUCVAM),
l'une des organisations non gouvernementales les plus importantes au
monde dans le domaine du logement coopératif en droit d'usage, forte
de 55 ans d'histoire. La FUCVAM héberge 35 000 familles réparties
dans 760 coopératives, dans un pays qui compte environ 3,5 millions
d'habitants.
Ce modèle, à mi-chemin entre l'achat et la
location, permet d'habiter le logement de manière stable, en évitant
la spéculation grâce à la propriété coopérative et à la
gestion par assemblée des membres qui la composent, et avec la
flexibilité de pouvoir quitter le logement quand on le souhaite, en
recevant la quote-part d'entrée.
Non à l’impérialisme ! Solidarité avec le peuple du Venezuela !
Meeting – Mardi 10 février 2026 – Bourse du travail de Saint Denis
– 9-11 Rue Génin – Métro Porte de Paris
Wébinaire
"Serbie : Autoorganisation populaire - Origines et actualité"
avec Jean-Arnault DERENS et Milica Cubrilo Filipovic
3 mars à 18 h 30
Co-organisation : Association Autogestion, CEDETIM, Cerises, Egalités, Réseau coopératif de gauche alternative et l'Union syndicale Solidaires
Deux mois après une première émission sur l'Amérique latine où nous avions eu l'occasion d'évoquer la menace états-unienne vis-à-vis de plusieurs pays d'Amérique latine Fréquence 7 le 3 novembre 2025 le 12 janvier 2026, il était question de l'intervention états-unienne au Venezuela et l'enlèvement de Nicolas Maduro à l'émission "Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7. Richard Neuville exprime son point de vue sur la situation au Venezuela.
Écouter sur Fréquence 7 :
Nous publions le communiqué du Réseau coopératif de gauche alternative sur l'intervention états-unienne au Venezuela.
Communiqué de presse
Non à l'ingérence états-unienne au Venezuela !
Solidarité avec le peuple vénézuélien
Sous couvert de lutte contre le narcotrafic, les États-Unis d'Amérique ont déployé des troupes importantes (15 000 soldats et de nombreux navires) dans la Mer des Caraïbes ces dernières semaines. Une vingtaine d'embarcations a été attaquée et une centaine de morts a été dénombrée. Parallèlement, Donald Trump a accentué la pression sur Nicolás Maduro pour qu'il se retire de la présidence et quitte le Venezuela. Devant son refus, l'armée US est intervenue en violation totale du droit international pour capturer Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, dans la nuit de vendredi à samedi. En 1999, Trump avait déjà appuyé le coup d'État perpétré par le député d'extrême droite Guaidó.
Nous publions cet article à paraître dans le numéro 9 de la revue "Adresses - Internationalisme & Démocratie" le mois prochain.
Par Richard Neuville
Créé en 2007 à l’initiative de chercheur-se-s de l’université de Buenos Aires impliqué-e-s dans l'accompagnement du processus de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine, le réseau international de l’« Économie des travailleuses et des travailleurs »1 a tenu sa Xe rencontre du 27 au 29 novembre 2025 dans la ville de La Rioja, dans le Centre-Ouest argentin. Dans cet article, nous revenons sur les objectifs de ce réseau et le déroulement de sa dernière rencontre mais également sur les évolutions des ERT, telles qu'observées lors de la dernière étude publiée par le programme « Facultad Abierta ». Enfin, nous évoquons l'impérieuse solidarité internationale avec l'autogestion en Argentine en butte au libertarisme personnifié par Javier Milei.
J'étais invité le 3 novembre dernier à l'émission Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7, radio libre à Aubenas (Sud-Ardèche) pour parler de mon parcours politique, de l'Amérique latine, du Sahara Occidental et de la Kanaky.
Écouter l'émission
La lutte des ex-GKN et le plan de
réindustrialisation écologique et participative, ainsi que l’idée d’une usine
socialement intégrée, ont subi en août un nouveau coup dur. Chaque fois, le
risque est que ce coup soit “mortel”, compte tenu de l’épuisement prolongé
auquel la lutte est soumise. Nous en sommes maintenant au huitième mois de
chômage, après quinze mois précédents sans salaire.
Intervention pour l'Association pour l'autogestion
Par Richard Neuville
La Xe Rencontre internationale de l' « Économie des travailleurs et travailleuses » s'est tenue dans la ville de La Rioja du 27 au 29 novembre 2025. Elle a réuni plus de 200 participant-e-s venu-e-s d'une douzaine de pays des Amériques et d'Europe, membres d'entreprises récupérées et autogérées, de fédérations de coopératives, de mouvements sociaux de l'économie populaire, d'organisations syndicales, de collectifs universitaires et d'autres collectifs liés à la classe ouvrière autogérée.
Par José Luis Carretero Miramar
En novembre dernier, le quartier de Carabanchel, à Madrid, a été le théâtre de mobilisations animées en défense d'un espace culturel et expérimental indispensable : l'ESLA (Espacio Social Liberado y Autogestionado, espace social libéré et autogéré) EKO. « La EKO », comme on appelle communément ce centre social de quartier, est le centre névralgique de diverses initiatives des mouvements sociaux, le lieu de rencontre de personnes très différentes, comme celles qui animent l'Athénée Libertaire de « Carabanchel-Latina », celles qui font fonctionner la banque alimentaire du quartier ou celles qui étudient les transformations métropolitaines à la recherche d'une intervention politique directe des majorités.
Xe Rencontre internationale sur l’économie des travailleurs
L’appropriation des moyens de production par les travailleurs se pose différemment en France ou en Europe qu’en Amérique latine, et en particulier en Argentine. En France, le cadre législatif permet des transitions, parfois moins conflictuelles, pour récupérer les outils de travail et se constituer en sociétés coopératives de production (SCOP). Cela n’exclut toutefois pas que des conflits prolongés surviennent parfois.
Intervention Table ronde "L'autogestion comme pratique et projet alternatif" La Rioja
Par Richard Neuville
En septembre dernier, le programme « Faculté ouverte » de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Buenos Aires et le Centre de documentation des entreprises récupérées ont publié le rapport 2025 sur la situation des entreprises récupérées par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine. S'appuyant sur des relevés, des rapports et des enquêtes de terrain, son titre reflète bien la situation : « Les entreprises récupérées sous le gouvernement de Milei. Crise et résistance du travail autogéré »1. Il s'agit du VIIe rapport rédigé par ce programme depuis 2002, ce qui atteste d'un travail inscrit dans la durée avec une base de données permanente permettant une analyse détaillée des évolutions de ce processus2. Dans un contexte de fortes tensions sociales et politiques, il pointe des évolutions notables au niveau des entreprises récupérées par les travailleur-se-s, déjà perceptibles dans la précédente enquête.
Par Richard Neuville *
La deuxième édition du festival des Résistantes1 s'est déroulée du 7 au 10 août à Saint-Hilaire de Briouze dans l'Orne en Normandie sur un espace de 25 hectares. La première s'était tenue dans la Larzac en août 2023. Les Résistantes tentent de regrouper toutes celles et ceux qui luttent en France contre des grands projets imposés et polluants. Pour cette édition, elles étaient organisées par l'association Terres de luttes2 et le collectif local 9243 -qui a mené une lutte victorieuse contre la construction d'un tronçon supplémentaire de voie express (2 × 2 voies) entre Flers et Argentan- et de nombreux personnes locales mobilisées pour accueillir cet événement dans le bocage ornais. 400 organisations étaient partie prenante de ces rencontres.
La Rioja, Argentine, du 27 au 29 novembre 2025
Appel à participation et à envoi de propositions
La Xe Rencontre internationale “L’Économie des travailleurs/euses” se tiendra dans la ville de La Rioja, en Argentine, du 27 au 29 novembre 2025. Nous appelons à participer à cette nouvelle édition de la Rencontre les travailleurs et travailleuses d’entreprises récupérées et autogérées, les coopératives et organisations sociales et populaires, ainsi que les organisations syndicales et les chercheurs engagés et intéressés par les pratiques autogestionnaires et le projet d’une nouvelle économie des travailleurs/euses.
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| Photo LIP2 |
Par Théo Roumier
La question de l’autogestion a été au cœur des débats et des élaborations de la gauche radicale dans les années 1968. Théo Roumier donne à voir les lignes de force de ces discussions qui ne relevaient pas de simple polémiques entre courants politiques, mais s’inscrivaient dans un débat stratégique vivant, orienté vers la perspective, largement partagée alors, de la révolution socialiste.
Le texte ci-dessous est la retranscription, légèrement reprise, d’une communication prononcée lors de la conférence internationale Historical materialism Paris, « Conjurer la catastrophe », qui s’est tenue du 26 au 28 juin dernier. Elle s’inscrivait dans le panel « Transformations anticapitalistes de l’État ? ». Contretemps publiera d’autres communications tenues lors de cet événement important pour les pensées critiques et qui a attesté de leur vitalité.
Les entreprises récupérées par les travailleur-se-s en Argentine constituent le mouvement contemporain le plus emblématique de l'autogestion du travail, non seulement en Amérique latine, mais également dans le monde entier. Apparues dans les années 1990, au plus fort du néolibéralisme, elles ont acquis une visibilité mondiale après la crise argentine de 2001, avec plus d'une centaine d'occupations d'usines et d'entreprises de toutes sortes. Aujourd'hui, le mouvement compte plus de 400 coopératives de travailleurs dans toute l'Argentine, qu'il s'agisse d'usines industrielles, de producteurs de denrées alimentaires ou de prestataires de services en tout genre, y compris des écoles et des hôpitaux. Près de 14 000 travailleurs vivent du travail autogéré de ces entreprises, qui étaient en faillite et abandonnées par le capital, et qui ont été remises en service dans le cadre de l'autogestion grâce à la lutte, à la volonté et à la créativité de leurs travailleurs. L'émergence des entreprises récupérées a remis en débat au sein de la classe ouvrière et des mouvements sociaux, l'expérience historique de l'autogestion, en la portant au-delà du coopérativisme institutionnel.