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| Photo NPA |
Richard Neuville
Le 25 octobre, la Liste dite « étudiante » a remporté les élections législatives en Serbie. Elle a devancé celle du Parti progressiste serbe (SNS) de l'ancien président autoritaire et corrompu, Aleksandar Vučić. Ce résultat intervient après deux années de contestations. Il s'agit d'un mouvement inédit qui passe de la mobilisation sociale à la traduction politique dans les urnes et la conquête des institutions avec une alternance démocratique. C'est sans conteste un moment historique dans l'histoire de la Serbie et plus largement en Europe. Né, après l’effondrement tragique de l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui avait tué seize personnes, ce mouvement animé par des étudiant.es n'a cessé de demander des comptes au pouvoir et de dénoncer la corruption. Devant l'absence de réponses des autorités, la demande d'élections anticipées est devenue une revendication. La stratégie de participer aux élections pouvait s'avérer risquée, elle s'est révélée gagnante.






