Par Richard Neuville
Dans cet article, nous tentons de résumer les différentes étapes de la lutte emblématique des travailleur.ses de la filiale italienne du groupe multinational GKN qui dure depuis quasiment cinq années. Et ce, dans un contexte où le Plan alternatif élaboré par les travailleur.ses avec le soutien de chercheur.ses a besoin d'un soutien financier important, y compris international.
Le 9 juillet 2021, la fermeture de l'usine historique -qui produisait des arbres d’essieu pour voitures principalement pour les usines italiennes de Fiat- Driveline GKN, de Campi Bisenzio, dans l'aire métropolitaine de Florence est annoncée. Les 422 travailleur.ses sont renvoyés chez eux avec un congé et reçoivent un courriel leur annonçant la fermeture immédiate de l'usine et leur licenciement. Sans aucun préavis, ils/elles se retrouvent du jour au lendemain, à la rue. Il faut y ajouter au moins quatre-vingts travailleurs et travailleuses en sous-traitance (cantine, nettoyage, etc.). Certains d’entre eux et elles travaillaient sur le site depuis vingt ou trente ans, une vie passée à fabriquer des pièces détachées pour les plus grandes marques automobiles italiennes et européennes.







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