A l'initiative du Colectivo argentina en lucha de Paris
le 29 mars à partir de 16 heures
Sur ce site, vous pouvez trouver principalement des articles relatifs à l'autogestion et à l'Amérique latine. L'administrateur est un militant associatif, syndical et politique
Nous publions cet article à paraître dans le numéro 9 de la revue "Adresses - Internationalisme & Démocratie" le mois prochain.
Par Richard Neuville
Créé en 2007 à l’initiative de chercheur-se-s de l’université de Buenos Aires impliqué-e-s dans l'accompagnement du processus de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine, le réseau international de l’« Économie des travailleuses et des travailleurs »1 a tenu sa Xe rencontre du 27 au 29 novembre 2025 dans la ville de La Rioja, dans le Centre-Ouest argentin. Dans cet article, nous revenons sur les objectifs de ce réseau et le déroulement de sa dernière rencontre mais également sur les évolutions des ERT, telles qu'observées lors de la dernière étude publiée par le programme « Facultad Abierta ». Enfin, nous évoquons l'impérieuse solidarité internationale avec l'autogestion en Argentine en butte au libertarisme personnifié par Javier Milei.
J'étais invité le 3 novembre dernier à l'émission Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7, radio libre à Aubenas (Sud-Ardèche) pour parler de mon parcours politique, de l'Amérique latine, du Sahara Occidental et de la Kanaky.
Écouter l'émission
Intervention pour l'Association pour l'autogestion
Par Richard Neuville
La Xe Rencontre internationale de l' « Économie des travailleurs et travailleuses » s'est tenue dans la ville de La Rioja du 27 au 29 novembre 2025. Elle a réuni plus de 200 participant-e-s venu-e-s d'une douzaine de pays des Amériques et d'Europe, membres d'entreprises récupérées et autogérées, de fédérations de coopératives, de mouvements sociaux de l'économie populaire, d'organisations syndicales, de collectifs universitaires et d'autres collectifs liés à la classe ouvrière autogérée.
Xe Rencontre internationale sur l’économie des travailleurs
L’appropriation des moyens de production par les travailleurs se pose différemment en France ou en Europe qu’en Amérique latine, et en particulier en Argentine. En France, le cadre législatif permet des transitions, parfois moins conflictuelles, pour récupérer les outils de travail et se constituer en sociétés coopératives de production (SCOP). Cela n’exclut toutefois pas que des conflits prolongés surviennent parfois.
Intervention Table ronde "L'autogestion comme pratique et projet alternatif" La Rioja
Par Richard Neuville
En septembre dernier, le programme « Faculté ouverte » de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Buenos Aires et le Centre de documentation des entreprises récupérées ont publié le rapport 2025 sur la situation des entreprises récupérées par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine. S'appuyant sur des relevés, des rapports et des enquêtes de terrain, son titre reflète bien la situation : « Les entreprises récupérées sous le gouvernement de Milei. Crise et résistance du travail autogéré »1. Il s'agit du VIIe rapport rédigé par ce programme depuis 2002, ce qui atteste d'un travail inscrit dans la durée avec une base de données permanente permettant une analyse détaillée des évolutions de ce processus2. Dans un contexte de fortes tensions sociales et politiques, il pointe des évolutions notables au niveau des entreprises récupérées par les travailleur-se-s, déjà perceptibles dans la précédente enquête.
Les entreprises récupérées par les travailleur-se-s en Argentine constituent le mouvement contemporain le plus emblématique de l'autogestion du travail, non seulement en Amérique latine, mais également dans le monde entier. Apparues dans les années 1990, au plus fort du néolibéralisme, elles ont acquis une visibilité mondiale après la crise argentine de 2001, avec plus d'une centaine d'occupations d'usines et d'entreprises de toutes sortes. Aujourd'hui, le mouvement compte plus de 400 coopératives de travailleurs dans toute l'Argentine, qu'il s'agisse d'usines industrielles, de producteurs de denrées alimentaires ou de prestataires de services en tout genre, y compris des écoles et des hôpitaux. Près de 14 000 travailleurs vivent du travail autogéré de ces entreprises, qui étaient en faillite et abandonnées par le capital, et qui ont été remises en service dans le cadre de l'autogestion grâce à la lutte, à la volonté et à la créativité de leurs travailleurs. L'émergence des entreprises récupérées a remis en débat au sein de la classe ouvrière et des mouvements sociaux, l'expérience historique de l'autogestion, en la portant au-delà du coopérativisme institutionnel.
Moción en solidaridad con las trabajadoras y los trabajadores argentin@s
Desde
hace un año y medio, bajo la presidencia de Javier Milei, Argentina
atraviesa un período político y económico muy peligroso. Las
consecuencias de la acción de gobierno de Milei ya se hacen sentir
en el empobrecimiento de la población trabajadora, la destrucción
de la economía productiva, los despidos masivos en la actividad
económica pública y privada y un preocupante aumento del
autoritarismo y la represión contra las organizaciones populares. El
21 de mayo, el gobierno promulgó un decreto que limita el derecho de
huelga de tal manera que se trata en la práctica de una prohibición.
Se trata de un ataque a todo el movimiento social y sindical y a las
asociaciones de defensa de los derechos.
Nous relayons cette campagne de solidarité, transmise par le réseau international de l'économie des travailleur-se-s :
A la suite de la catastrophe climatique dont a souffert la ville de Bahia Blanca (Argentine), l'entreprise frigorifique récupérée par ses travailleur-es INCOB traverse une situation difficile, non seulement au niveau de la production mais également pour ses 90 travailleur-ses associée-es, leur famille et la communauté.
Entretien avec Andrés Ruggeri publié par Briega le 2 décembre 2024, réalisé par le sociologue Damián H. Cuesta, pour l'Instituto de Ciencias Económicas y de la Autogestión ICEA - État espagnol
La récupération des entreprises par les travailleur-se-s (ERT) est un mouvement qui, depuis son émergence dans la seconde moitié du XXe siècle en Argentine, n'a cessé de croître et s'est étendu à d'autres pays des Amériques. Selon les dernières données, le nombre d'entreprises expropriées existant actuellement dans la seule région de Buenos Aires en Argentine avoisine le demi-millier. Cependant, avec l'arrivée du gouvernement ultra-libéral de Milei, l'avenir de ces entreprises autogérées s'est obscurci.
Au
niveau de l'Institut des sciences économiques et de l'autogestion
(ICEA), nous avons voulu interroger à ce sujet le professeur Andrés
Ruggeri, directeur du Programme de documentation des entreprises
récupérées, rattaché à la Faculté de philosophie de
l'Université de Buenos Aires (UBA) et coordinateur des Rencontres
internationales de l'économie des travailleuses et des travailleurs,
dont la dernière réunion s'est tenue en octobre dernier (2024) à
Barcelone. Il est l'auteur du livre : « ¿Qué son las empresas
recuperadas? Autogestión de la clase trabajadora », dont la
dernière édition (2017) a été publiée en Espagne par la maison
d'édition Descontrol et Syllepse en France.
La IVe Rencontre latino-américaine de l'économie des travailleuses et des travailleurs s'est tenue dans La Rioja du 21 au 23 novembre dernier. Pour la 1ère fois, elle a réuni l'ensemble des Amériques. Les trois précédentes sessions avaient été organisées par régions : Amérique Centrale et du Nord et Amérique du Sud en 2014, 2016 et 2018. Le COVID avait empêché la tenue des IVe sessions. Dans un contexte économique et social compliqué, les deux régions ont été regroupés. Elle a rassemblé 200 participant-e-s d'Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Uruguay, ... En 2025, une nouvelle rencontre internationale (Mondiale) sera organisée, le lieu n'est pas encore défini et en 2026, de nouvelles rencontres régionales se tiendront.
Nous publions cet article, paru il y a près de 3 années sur le site de Rebelión. Il concerne une expérience emblématique du processus de récupérations des entreprises par les travailleuses et les travailleurs (ERT) en Argentine. Nous avions eu l'occasion de la visiter pour la première fois en octobre 2003. L'ERT Chilavert héberge le Centre de documentation des entreprises récupérées Centro de Documentación de Empresas Recuperadas. La coopérative est co-fondatrice de Red Gráfica, réseau qui fédère les imprimeries récupérées et permet de mutualiser des investissements et les commandes.
Par Julieta Galera le 14/04/2022 sur le site Rebelión
![]() |
| IXe Rencontre de Rosario - Sept 23 (Photo RN) |
Ci-dessous une déclaration du Réseau international de l'économie des travailleuses et des travailleurs, auquel appartient l'association Autogestion, un article en castillan paru dans la revue Autogestion et une vidéo d'Andrés Ruggeri, coordinateur du réseau cité ci-dessus.
Déclaration du Réseau de l'Économie des travailleur.es sur la situation du mouvement coopératif en Argentine
Expression des acteurs argentins du réseau de l'économie des travailleuses et des travailleurs
23 décembre 2023
Les organisations et entreprises autogérées soussignées, membres et adhérentes du réseau de l’Économie des Travailleurs et Travailleuses, répudient et expriment leur opposition totale au Décret de nécessité urgente (DNU) pris par le Président Milei, qui tente de ramener l’État et la société argentine à l’époque de la République oligarchique et frauduleuse et au plan économique à la dictature civile et militaire. Nous exigeons son abrogation immédiate. Nous nous déclarons en état d’alerte et de mobilisation et nous appelons à l’unité de la classe ouvrière pour faire échec à cette mesure et à celles qui vont dans le même sens.
Intervention de Richard Neuville pour l'association Autogestion lors de l'Université d'été des mouvements sociaux et des solidarités (UEMSS) à Bobigny le Dimanche 27 août 2023
L’autogestion aujourd'hui, débats et expériences.
1. Présentation AA et réseau international de l'économie des travailleur-se-s
2. Quelques principes théoriques
3. Influence de Lip et actualité de l'autogestion
1. L’Association Autogestion a pour ambition de promouvoir la réflexion et l’éducation populaire sur la thématique de l’autogestion. Elle vise à mutualiser les expériences de façon critique sans les transformer en modèles normatifs, et à appuyer toute initiative s’inscrivant dans le sens d’un projet émancipateur. Elle regroupe des hommes et des femmes, syndicalistes, coopérateur-rices, associatifs, féministes, écologistes et politiques de différents horizons. Elle gère un site internet avec la publication régulière d’articles. En partenariat avec les éditions Syllepse, elle publie l’Encyclopédie internationale de l’autogestion. Elle réalise également le bulletin du réseau international de l’« Économie des travailleur-se-s »international avec des articles en trois langues.
A l'occasion du 50e anniversaire de Lip, nous avons sollicité des témoignages de l'écho de cette expérience à l'étranger.
« On fabrique, on vend, on se paye ». C’est ce qu’ont fait
les grévistes de Lip en 1973. A l’occasion de l’anniversaire de cette
lutte autogestionnaire un appel a été lancé, dont l’Association
Autogestion est une des premières signataires: 50 ans après, que nous dit aujourd’hui la lutte des Lip ? Nous commençons aujourd’hui par une contribution de notre ami Andres Ruggeri sur l’impact de Lip en Amérique latine. C’est un des textes du recueil Lip vivra aux éditions Syllepse, à paraître en juin en même temps que la collection complète de Lip Unité
Par Andrés Ruggeri
20 Mai 2023