Lien de la campagne :
La lutte des ex-GKN et le plan de
réindustrialisation écologique et participative, ainsi que l’idée d’une usine
socialement intégrée, ont subi en août un nouveau coup dur. Chaque fois, le
risque est que ce coup soit “mortel”, compte tenu de l’épuisement prolongé
auquel la lutte est soumise. Nous en sommes maintenant au huitième mois de
chômage, après quinze mois précédents sans salaire.
En août, deux faits se sont ajoutés : un investisseur institutionnel, censé appartenir au secteur de la “finance sociale”, a reporté sa décision de financement de manière vague et indéterminée. Parallèlement, la Région Toscane n’a pas encore nommé les personnes techniques nécessaires pour rendre opérationnel le consortium industriel public. Cela nous a condamnés à plusieurs mois supplémentaires d’immobilisme, dans une situation où chaque jour représente un effort énorme et où nous sommes toujours au chômage.
En pratique, ces mois supplémentaires ont été utilisés pour nous épuiser. Disons-le clairement : nous soupçonnons que le mur d’opposition à cette lutte est de nature purement politique. Dans un monde qui cherche à nous convaincre que le déclin industriel peut être arrêté par le réarmement, une lutte sociale qui parvient à surmonter une fermeture d’usine et à relancer par le bas la transition écologique, avec le protagonisme du territoire et du mouvement ouvrier, est un exemple que le système ne peut se permettre.
La lutte est revenue dans la rue : 10 000 personnes ont défilé le 18 octobre, puis 700 personnes ont participé à une assemblée au Teatro Puccini de Florence. Notre objectif est maintenant de briser le boycott et la paralysie économique. Nous essaierons, quoi qu’il en coûte, de lancer même de petites parties du projet industriel. C’est pourquoi, comme une gifle au système, nous relançons une nouvelle campagne d’actionnariat populaire. Nous continuerons à pousser pour une intervention publique de la Région et à rechercher divers investisseurs institutionnels, mais nous ne pouvons ni attendre ni faire confiance. Nous devons développer le degré maximal d’autonomie de notre projet. Notre “Flotilla” doit tenter de mettre à l’eau ses propres navires, petits ou grands.
Les étapes sont les suivantes :
- Ceux qui ont déjà exprimé leur intérêt à devenir actionnaires populaires peuvent confirmer leur participation en versant dans le portefeuille virtuel d’Ener2Crowd.
- À partir de fin novembre, nous lancerons une nouvelle campagne de dons directs pour briser tout possible boycott économique et la paralysie des investisseurs institutionnels, avec l’objectif de recueillir deux millions d’euros.
La campagne consistera en une action symbolique : (100 euros) pour sauver GFF (ex Gkn for Future). Cela peut sembler une somme énorme, mais si les réseaux sociaux, syndicaux, radicaux et politiques italiens et européens relaient cette campagne en leur sein, nous sommes convaincus que nous pourrons atteindre des millions de personnes. Nous vous demandons donc dès maintenant de préparer pour décembre vos réseaux, vos connexions et vos organisations, et de prévoir des appels, des événements, des assemblées et des vidéos sur vos réseaux sociaux. Restez en contact avec la campagne que nous développerons sur nos canaux et sur insorgiamo.org.
Donner une claque au système n’a pas de prix : une action pour sauver GFF Campagne de crowdfunding pour le lancement du plan industriel de la première usine socialement intégrée d’Italie.
Briser l’immobilisme et le boycott par une action : une action simple pour sauver l’usine socialement intégrée et la réindustrialisation par le bas. Parce que donner une claque en plein visage au système n’a pas de prix.
Nous en sommes encore à un nouveau enjeu, un déterminé, obstiné et nécessaire relancement de la lutte de l’ex-GKN : le relancement d’une actionnariat populaire encore plus large afin de briser le boycott d’un système tout entier. Qu’on le fasse consciemment ou non, l’usure envers la lutte de l’ex-GKN est évidente : d’un côté l’intervention publique qui manque ou est insuffisante, avec le consortium industriel public qui, jusqu’à présent, n’est pas intervenu et on ne sait s’il ne le fera jamais ; de l’autre côté, des fonds d’investissement dits « sociaux » et des directions du monde coopératif qui ne se mobilisent pas.
Font exception certains investisseurs, parmi lesquels Banca Etica, qui restent attachés au projet original. Mais cela ne suffit pas en soi même. Nous sommes comme un blessé qui tente d’arrêter l’hémorragie avec ses propres mains.
Nous sommes conscients que le temps joue contre nous depuis longtemps. Il y a un an, le plan industriel était compromis par les énormes retards qui lui étaient imposés. Aujourd’hui, la situation apparaît encore plus difficile.
Nos adversaires ont utilisé le temps et l’usure : renvois, attentes, faux contrôles, fausses promesses.
Après 4 ans de lutte, 15 mois sans salaire et 8 mois de chômage, tout pourrait sembler perdu et, au même temps, tout pourrait sembler déjà suffisant pour dire qu’« au fond, nous avons gagné ». Les leçons que l’on peut tirer de cette lutte sont déjà immenses, son héritage historique ne disparaîtra pas, son exemple parlera encore pendant des années.
Alors pourquoi insister ? Parce que c’est encore une lutte qu’on ne peut pas se permettre de perdre et qu’« ils » ne peuvent pas se permettre de visé comme gagnée. Parce que, née de l’« objectif simple » de ré-ouvrir l’usine, cette résistance ouvrière prolongée a fini par mettre en lumière tous les nœuds « systémiques » qui, aujourd’hui, nous entraînent vers la catastrophe.
Un système économique de plus en plus parasitaire, spéculatif, fondé sur les délocalisations, la rente financière et immobilière est à la base du processus de désindustrialisation, de baisse des salaires et des droits, qui traverse la société, en particulier la société italienne et européenne. Ils ont essayé de blâmer la responsabilité des processus de crise à la transition climatique. Mais le roi est nu : la pauvreté augmente et la transition climatique n’a pas eu lieu.
Et maintenant, avec le même niveau d’hypocrisie, on veut nous convaincre que le réarmement serait nécessaire pour arrêter le déclin industriel. Pendant qu’ils se consacraient à l’artificialisation des sols, au génocide et à la guerre, à l’autoritarisme, au racisme, à la xénophobie, à l’économie fossile, les cercles financiers de nos pays ont littéralement été dépassés par l’industrie chinoise en matière de production de photovoltaïque et de renouvelables.
Et maintenant, alors que les gouvernements européens théorisent qu’il serait impossible de combler cet écart, ils soutiennent en revanche que la guerre mondiale serait possible et souhaitable. Et pas seulement : qu’elle serait la clé de la reprise économique, au point d’investir 800 milliards d’euros dans les dépenses militaires.
Le réarmement est une folie (in)humaine, une escroquerie économique, une honte sans fin, si l’on pense au niveau de sacrifices que l’austérité a imposé à nos écoles, universités, hôpitaux.
C’est pour cela que l’ex-GKN est un exemple dont ils ne peuvent pas se permettre l’existence. Parce qu’une communauté consciente, soulevée, à travers la convergence entre justice sociale et justice climatique, montre qu’une alternative serait possible. Que nous sommes les seuls à avoir un plan : un plan de travail digne, de transition écologique, de belle vie.
Nous avons banni toute opposition entre justice climatique et justice sociale, nous sommes à la fois la décroissance heureuse et la clé d’une croissance harmonieuse : pour arrêter le déclin économique en créant du travail et du bien-être à travers la satisfaction des besoins humains et la transition climatique. La catastrophe – qu’il s’agisse de guerre, de génocide, d’écocide ou de changement climatique – est à nos portes et nous ne pouvons pas la combattre seulement avec nos paroles. Nous avons besoin d’un exemple, à toucher, à expliquer, à généraliser.
C’est pourquoi nous insistons avec notre plan de réindustrialisation. Avec une nouveauté : l’exemple de la Flotilla, celle qui nous a montré que nous sommes forts lorsque nous mettons nos navires à l’eau, quoi qu’il en coûte, et sans demander la permission.
Cette nouvelle campagne est donc destinée à partir, avec des navires grands ou petits, avec une partie du projet ou sa totalité. Et chaque pas que nous ferons sera une gifle à tout un système. Ce sera la démonstration que nous sommes tout et qu’ils ne sont rien.
Car, au fond, si cette campagne réussit, la question sera : à quoi « servent-ils » ? Soutiens-nous, diffuse ce message. Nous pouvons être des dizaines de milliers à composer un nouvel objectif de 2 millions d’euros à ajouter aux engagements précédents.
L’objectif de cette campagne est de récolter au moins 2 millions d’euros.
Nous rappelons que les dons sont déductibles lors de la déclaration de revenus : informations en bas de page.
« Mais vous donnez les chiffres ? »
Oui, les voici :
* Plus de 1 600 jours d’assemblée permanente, toujours en cours ;
* 15 mois de salaires impayés ;
* Des milliers de signatures recueillies dans la province de Florence en soutien à la création d’une usine publique socialement intégrée en décembre 2022 ;
* 12 manifestations, qui ont vu la participation de dizaines de milliers de personnes de toute l’Italie et de toute l’Europe ;
* 3 éditions annuelles du festival de littérature working class ;
* 4 livres ;
* 3 documentaires ;
* 1 spectacle théâtral ;
* 1 loi nationale (pour contrer les délocalisations) et 1 loi régionale pour la création de consortiums industriels publics en soutien à la reprise coopérative d’entreprise ;
* 1 plan industriel qui, après une gestation de trois ans, a passé avec succès 4 processus de due diligence technique, commerciale et industrielle (d’octobre 2024 à juin 2025) coordonnés par les consultants indépendants nommés par l’investisseur principal impliqué dans la table des financeurs ;
* 1,5 million d’euros réservés via l’actionnariat populaire à l’appui du plan de réindustrialisation élaboré par les travailleurs et les travailleuses de l’ex-GKN avec le soutien de chercheurs, chercheuses et professionnel·le·s solidaires.
Où en sommes-nous donc ?
Ces chiffres n’ont pas suffi et le fait de lever tout alibi technique à ceux qui avaient le pouvoir de décider en faveur du plan n’a pas suffi à en débloquer le démarrage. Il est maintenant temps de lever tout alibi également à notre propre monde, qui souhaite et exige ici et maintenant une alternative aux recettes mortifères des gouvernements de la moitié de l’Europe, qui veulent relancer l’emploi à travers le réarmement et la reconversion militaire des établissements industriels.
L’objectif de cette campagne est d’atteindre au moins 2 millions d’euros.
Pourquoi un montant aussi élevé ?
Un tel montant aurait dû être débloqué par l’investisseur « à impact social » (1 million en equity, un autre million en quasi-fonds propres) qui, après 9 mois de due diligence, a décidé de reporter encore sa délibération à une date indéterminée. Il n’y a aucune garantie que le jeu des reports prendra jamais fin, ni dans ce cas ni dans d’autres, nous laissant désormais le soupçon d’être face non pas à une méthode mais à un calcul cynique précis : un certain monde de financeurs institutionnels se présente au projet, nous fait perdre du temps en réunions, analyses, production de documents, puis disparaît dans le néant sans aucune clarté.
À ce jour, par exemple, aucune disponibilité officielle à investir dans le plan de la part d’aucune direction des centrales coopératives de notre pays. Et, par conséquent, aucune possibilité de recourir à la lois Marcora, même sous la forme de « start-up coopérative », pourtant prévue par la loi.
À ce jour – DATE – aucune nomination du vérificateur technique du consortium industriel public né à l’été 2025, huit mois après l’approbation de la loi sur les consortiums industriels : cette nomination aurait mis le nouveau consortium en condition d’intervenir sur la zone où se trouve l’ex-GKN, en barrant la route à une éventuelle spéculation immobilière.
Un consortium auquel « ils » auraient dû penser depuis longtemps, qui naît après un an de lutte sociale pour faire approuver une loi écrite par les ouvriers, et qui est finalement laissé inopérant pendant des mois. Là encore, le soupçon est légitime : qu’à chaque fois, on trouvera un stratagème pour renvoyer de quelques mois supplémentaires.
Ils espéraient que la tactique habituelle de la « grenouille ébouillantée » – tables « techniques » qui renvoient à d’autres tables, qui renvoient à d’autres tables, en reportant le travail nécessaire à la réalisation des objectifs fixés sur des travailleurs sans revenu depuis des mois et sur des intelligences solidaires – fonctionnerait, que notre défaite ne serait qu’une question de temps. Ils savent que notre victoire créerait un précédent dangereux pour des capitaux libres de fuir, affamer, diviser et transformer les sites industriels en actifs pour la spéculation immobilière. Sans le vouloir, ils nous ont simplement convaincus que nous pouvons nous en sortir sans eux. Attention : pas au sens où nous renonçons à l’intervention publique, mais au sens où c’est à travers chacun de nos pas concrets que son absence deviendra grotesque, suspecte, insupportable.
Mais comment pouvons-nous y arriver seuls ?
L’objectif minimal de la campagne sert à assurer l’utilisation des ressources nécessaires au lancement d’une ou plusieurs lignes directrices du plan industriel, sous réserve de la mise à disposition effective du site de Campi Bisenzio ou d’autres sites alternatifs, adéquats pour accueillir les nouvelles lignes. Comme toujours, nous visons à dépasser l’objectif minimal et à recueillir toutes les ressources nécessaires au démarrage de l’ensemble du plan industriel.
Il ne sera pas facile de gagner cette lutte et de lancer le plan de réindustrialisation : chaque mois qui passe entame la NASPI, unique source de revenu pour les travailleurs licenciés définitivement en mars 2025, qui aurait pu servir à la capitalisation de la coopérative (estimée de manière pessimiste à 600 000 euros dans notre business plan). Mais nous ne sommes pas les seuls à croire à cette victoire :
* Grâce à l’ARCI, la campagne sera diffusée dans chaque bases présent sur le territoire italien, qui pourra recueillir les dons de ses membres et les verser directement sur le compte activé sur cette page.
* Grâce à plus d’un millier de sociétaires financeurs avec la campagne d’actionnariat populaire sur le wallet Ener2Crowd dédié à la coopérative, nous savons ne pas être seuls à croire à cette victoire.
* Et grâce à cette autre campagne de collecte de fonds intitulée « Une action pour sauver GKN », nous pourrons être encore plus nombreux et tenter de réunir toutes les ressources nécessaires pour couvrir l’intégralité des besoins financiers du plan industriel.
* Grâce au soutien de Banca Etica, qui a délibéré, sous condition, 2,5 millions d’euros en faveur du plan, nous savons pouvoir compter sur des financeurs qui ont choisi leur camp.
À cela pourraient s’ajouter les délibérations d’autres financeurs institutionnels (deux établissements de crédit et un investisseur institutionnel de la Région Toscane) pour un total de 3,1 millions d’euros.
Si nous y parvenons, comment ma contribution à la cause sera-t-elle reconnue ?
Une fois le don effectué, tu feras partie de l’assemblée des donateurs et donatrices à l’appui de la coopérative GFF : tu seras tenu·e informé·e du démarrage et des développements du projet industriel au moyen d’assemblées spécifiques convoquées par l’ARCI nationale, qui, grâce à cette campagne, deviendra le plus grand sociétaire investisseur de la coopérative.
Il est possible de contribuer avec n’importe quelle somme, mais l’adhésion à l’assemblée de l’actionnariat populaire diffus se déclenche à partir d’un don de 100 euros, qui représente symboliquement « une action ».
Pourquoi y a-t-il 2 campagnes de financement de l’actionnariat populaire ?
La campagne lancée sur la plate forme d’investissement ENER2CROWD a été pensée pour recueillir les actions (au moins 5, de 100 euros chacune) déjà réservées par des personnes physiques et morales à travers l’actionnariat populaire lancé par GFF en octobre 2023 : une fois l’objectif atteint, le CA de GFF devra délibérer l’admission comme sociétaires financeurs des actionnaires qui auront confirmé et versé leurs parts.
Avec cette campagne-ci, nous voulons donner la possibilité de soutenir le lancement du projet aussi aux milliers de personnes et de réalité associatif qui souhaitent donner un montant inférieur à 500 euros (montant minimum pour devenir sociétaire financeur) : l’intégralité des dons recueillis permettra à l’ARCI de devenir le sociétaire investisseur le plus important de la coopérative GFF et aux donateurs et donatrices de rester informé·e·s du démarrage et du développement du projet via des assemblées spécialement convoquées.
Les mécanismes sont donc au nombre de deux :
* l’un s’adresse à celles et ceux qui ont manifesté leur intérêt pour l’actionnariat populaire et qui veulent devenir directement « sociétaire financeur de la coopérative » (equity crowdfunding avec Ener2Crowd) ;
* l’autre, plus souple, permet simplement de faire un don, même de petits montants, à un unique sujet qui deviendra à son tour sociétaire investisseur (reward crowdfunding).
Et si nous ne parvenions pas à dépasser l’objectif minimal de deux millions ?
Toutes les ressources recueillies seront utilisées pour financer la première caisse de résistance mutuelle sur le territoire national. Nous ne savons pas imaginer meilleur moyen de recueillir l’héritage de cette lutte qu’en en soutenant d’autres en défense d’un travail digne. En cas de non-démarrage de toutes les lignes du plan, ce seront les assemblées des sociétaires financeurs (qui ont adhéré à la campagne d’equity crowdfunding avec Ener2Crowd) et l’assemblée des donateurs et donatrices qui adhéreront à cette campagne qui décideront de donner naissance à une caisse nationale de mutuelle et de résistance pour la création d’un instrument permanent de mutualisme conflictuel dans notre pays.
Un précédent sans précédent : la première usine socialement intégrée de notre pays
Après quatre ans et demi de lutte, nous essayons de briser un nouvel encerclement avec un plan capable de redonner dignité et travail à plus de 100 travailleurs et travailleuses de l’ex-GKN et de viser à une nouvelle augmentation des emplois.
Nous ne contenterons pas d’éviter un nouvel éco-monstre à Campi Bisenzio, mais nous produirons des panneaux photovoltaïques et des cargo-bikes à faible impact environnemental, en récupérant des panneaux photovoltaïques en fin de vie.
Le plan prévoit l’implication directe des travailleurs et des travailleuses dans la gestion de la nouvelle entité industrielle. Le plan que nous avons élaboré prévoit la participation au conseil d’administration des représentant·e·s du territoire par l’intermédiaire de la Société ouvrière de mutuelle Insorgiamo et de l’ARCI nationale.
Lien de la campagne : https://sostieni.link/39553

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