PROGRAMME (voir aussi en pdf)
10h00 ACCUEIL DES PARTICIPANTS
INTRODUCTION
Monique Dental, Institut Tribune Socialiste
Bernard Dréano, Président du CEDETIM
Robi Morder, Association Autogestion et Éditions Syllepse
Sur ce site, vous pouvez trouver principalement des articles relatifs à l'autogestion et à l'Amérique latine. L'administrateur est un militant associatif, syndical et politique
PROGRAMME (voir aussi en pdf)
10h00 ACCUEIL DES PARTICIPANTS
INTRODUCTION
Monique Dental, Institut Tribune Socialiste
Bernard Dréano, Président du CEDETIM
Robi Morder, Association Autogestion et Éditions Syllepse
Quels enseignements tirer de la lutte des ex-GKN
de Campi Bisenzio (Italie) et quel soutien ?
Mercredi 3 juin à 18 h 30 en visio
avec la participation de :
Salvatore Cannavò : Journaliste Jacobin Italia, collaborateur du Fatto quotidiano et animateur du Centro Studi per l'Autogestione
Leonard Mazzone : Chercheur à l'Università degli Studi di Firenze (qui a travaillé sur le plan de réindustrialisation et de reconversion écologique du site avec les travailleur.ses)
Par Richard Neuville
Dans cet article, nous tentons de résumer les différentes étapes de la lutte emblématique des travailleur.ses de la filiale italienne du groupe multinational GKN qui dure depuis quasiment cinq années. Et ce, dans un contexte où le Plan alternatif élaboré par les travailleur.ses avec le soutien de chercheur.ses a besoin d'un soutien financier important, y compris international.
Le 9 juillet 2021, la fermeture de l'usine historique -qui produisait des arbres d’essieu pour voitures principalement pour les usines italiennes de Fiat- Driveline GKN, de Campi Bisenzio, dans l'aire métropolitaine de Florence est annoncée. Les 422 travailleur.ses sont renvoyés chez eux avec un congé et reçoivent un courriel leur annonçant la fermeture immédiate de l'usine et leur licenciement. Sans aucun préavis, ils/elles se retrouvent du jour au lendemain, à la rue. Il faut y ajouter au moins quatre-vingts travailleurs et travailleuses en sous-traitance (cantine, nettoyage, etc.). Certains d’entre eux et elles travaillaient sur le site depuis vingt ou trente ans, une vie passée à fabriquer des pièces détachées pour les plus grandes marques automobiles italiennes et européennes.
Nous publions cette vidéo, produite par Tunnels, qui aborde une longue expérience sociale et auto-organisée en Turquie dans les années 70 qui ont précédées le coup d'État militaire et la dictature en 1980.
Dans le cadre de son AG annuelle, l'association pour l'autogestion organise un débat le mardi 14 avril à 18 heures :
Lien visio : https://us02web.zoom.us/j/81133004656?pwd=fMZufgDgClEs9HuRqiMtvrPB9f9cwi.1
Présentation du livre "Défendre les travailleur·euses en gérant les entreprises ?" avec la participation de ses auteurs :
Willy Gibard est post-doctorant en science politique à l’université Lumière-Lyon 2, associé au laboratoire Triangle. Ses thématiques de recherche portent sur le syndicalisme, les coopératives de production, la démocratie au travail et les classes populaires.
Chloé Lebas est doctorante en science politique à l’université de Lille, rattachée au laboratoire du CERAPS. Elle s’intéresse aux mobilisations collectives et à la syndicalisation des travailleur·euses du numérique, notamment les livreur·euses à deux roues et les développeurs de jeux vidéo.
https://www.editionsbdl.com/produit/defendre-les-travailleurs-en-gerant-les-entreprises/
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| Photo El Salto Diario |
Depuis
cinq décennies, la FUCVAM est l'un des plus grands mouvements
coopératifs de logement au monde. Elle regroupe 35 000 familles
réparties dans 760 coopératives régies par les principes
d'autogestion, d'entraide et d'une vision non spéculative du
logement.
Javier Pérez Orgaz
19 février 2026
Enrique
Cal (Rivera, Uruguay, 1965) est le président de la Fédération
uruguayenne des coopératives de logement par entraide (FUCVAM),
l'une des organisations non gouvernementales les plus importantes au
monde dans le domaine du logement coopératif en droit d'usage, forte
de 55 ans d'histoire. La FUCVAM héberge 35 000 familles réparties
dans 760 coopératives, dans un pays qui compte environ 3,5 millions
d'habitants.
Ce modèle, à mi-chemin entre l'achat et la
location, permet d'habiter le logement de manière stable, en évitant
la spéculation grâce à la propriété coopérative et à la
gestion par assemblée des membres qui la composent, et avec la
flexibilité de pouvoir quitter le logement quand on le souhaite, en
recevant la quote-part d'entrée.
Nous publions cet article à paraître dans le numéro 10 de la revue "Adresses - Internationalisme & Démocratie" en mars.
Par Richard Neuville
Créé en 2007 à l’initiative de chercheur-se-s de l’université de Buenos Aires impliqué-e-s dans l'accompagnement du processus de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine, le réseau international de l’« Économie des travailleuses et des travailleurs »1 a tenu sa Xe rencontre du 27 au 29 novembre 2025 dans la ville de La Rioja, dans le Centre-Ouest argentin. Dans cet article, nous revenons sur les objectifs de ce réseau et le déroulement de sa dernière rencontre mais également sur les évolutions des ERT, telles qu'observées lors de la dernière étude publiée par le programme « Facultad Abierta ». Enfin, nous évoquons l'impérieuse solidarité internationale avec l'autogestion en Argentine en butte au libertarisme personnifié par Javier Milei.
J'étais invité le 3 novembre dernier à l'émission Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7, radio libre à Aubenas (Sud-Ardèche) pour parler de mon parcours politique, de l'Amérique latine, du Sahara Occidental et de la Kanaky.
Écouter l'émission
La lutte des ex-GKN et le plan de
réindustrialisation écologique et participative, ainsi que l’idée d’une usine
socialement intégrée, ont subi en août un nouveau coup dur. Chaque fois, le
risque est que ce coup soit “mortel”, compte tenu de l’épuisement prolongé
auquel la lutte est soumise. Nous en sommes maintenant au huitième mois de
chômage, après quinze mois précédents sans salaire.
Intervention pour l'Association pour l'autogestion
Par Richard Neuville
La Xe Rencontre internationale de l' « Économie des travailleurs et travailleuses » s'est tenue dans la ville de La Rioja du 27 au 29 novembre 2025. Elle a réuni plus de 200 participant-e-s venu-e-s d'une douzaine de pays des Amériques et d'Europe, membres d'entreprises récupérées et autogérées, de fédérations de coopératives, de mouvements sociaux de l'économie populaire, d'organisations syndicales, de collectifs universitaires et d'autres collectifs liés à la classe ouvrière autogérée.
Par José Luis Carretero Miramar
En novembre dernier, le quartier de Carabanchel, à Madrid, a été le théâtre de mobilisations animées en défense d'un espace culturel et expérimental indispensable : l'ESLA (Espacio Social Liberado y Autogestionado, espace social libéré et autogéré) EKO. « La EKO », comme on appelle communément ce centre social de quartier, est le centre névralgique de diverses initiatives des mouvements sociaux, le lieu de rencontre de personnes très différentes, comme celles qui animent l'Athénée Libertaire de « Carabanchel-Latina », celles qui font fonctionner la banque alimentaire du quartier ou celles qui étudient les transformations métropolitaines à la recherche d'une intervention politique directe des majorités.
Xe Rencontre internationale sur l’économie des travailleurs
L’appropriation des moyens de production par les travailleurs se pose différemment en France ou en Europe qu’en Amérique latine, et en particulier en Argentine. En France, le cadre législatif permet des transitions, parfois moins conflictuelles, pour récupérer les outils de travail et se constituer en sociétés coopératives de production (SCOP). Cela n’exclut toutefois pas que des conflits prolongés surviennent parfois.
Intervention Table ronde "L'autogestion comme pratique et projet alternatif" La Rioja
Par Richard Neuville *
La deuxième édition du festival des Résistantes1 s'est déroulée du 7 au 10 août à Saint-Hilaire de Briouze dans l'Orne en Normandie sur un espace de 25 hectares. La première s'était tenue dans la Larzac en août 2023. Les Résistantes tentent de regrouper toutes celles et ceux qui luttent en France contre des grands projets imposés et polluants. Pour cette édition, elles étaient organisées par l'association Terres de luttes2 et le collectif local 9243 -qui a mené une lutte victorieuse contre la construction d'un tronçon supplémentaire de voie express (2 × 2 voies) entre Flers et Argentan- et de nombreux personnes locales mobilisées pour accueillir cet événement dans le bocage ornais. 400 organisations étaient partie prenante de ces rencontres.
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| Photo LIP2 |
Par Théo Roumier
La question de l’autogestion a été au cœur des débats et des élaborations de la gauche radicale dans les années 1968. Théo Roumier donne à voir les lignes de force de ces discussions qui ne relevaient pas de simple polémiques entre courants politiques, mais s’inscrivaient dans un débat stratégique vivant, orienté vers la perspective, largement partagée alors, de la révolution socialiste.
Le texte ci-dessous est la retranscription, légèrement reprise, d’une communication prononcée lors de la conférence internationale Historical materialism Paris, « Conjurer la catastrophe », qui s’est tenue du 26 au 28 juin dernier. Elle s’inscrivait dans le panel « Transformations anticapitalistes de l’État ? ». Contretemps publiera d’autres communications tenues lors de cet événement important pour les pensées critiques et qui a attesté de leur vitalité.
Les entreprises récupérées par les travailleur-se-s en Argentine constituent le mouvement contemporain le plus emblématique de l'autogestion du travail, non seulement en Amérique latine, mais également dans le monde entier. Apparues dans les années 1990, au plus fort du néolibéralisme, elles ont acquis une visibilité mondiale après la crise argentine de 2001, avec plus d'une centaine d'occupations d'usines et d'entreprises de toutes sortes. Aujourd'hui, le mouvement compte plus de 400 coopératives de travailleurs dans toute l'Argentine, qu'il s'agisse d'usines industrielles, de producteurs de denrées alimentaires ou de prestataires de services en tout genre, y compris des écoles et des hôpitaux. Près de 14 000 travailleurs vivent du travail autogéré de ces entreprises, qui étaient en faillite et abandonnées par le capital, et qui ont été remises en service dans le cadre de l'autogestion grâce à la lutte, à la volonté et à la créativité de leurs travailleurs. L'émergence des entreprises récupérées a remis en débat au sein de la classe ouvrière et des mouvements sociaux, l'expérience historique de l'autogestion, en la portant au-delà du coopérativisme institutionnel.
À l'approche du 90e anniversaire du début de la guerre civile espagnole (1936-1939), Luis Buendía García et José Luis Carretero Miramar viennent de publier un nouvel ouvrage sur cette période historique. Membres de l'Institut de sciences économiques et de l'autogestion (ICEA)1 dans l'État espagnol, ils ont choisi de traiter plus spécifiquement l'expérience autogestionnaire de la révolution espagnole en rappelant qu'elle fut une des expériences les plus créatives, profondes et originales du XXe siècle.
Le 24 novembre 2024, le candidat à l'élection présidentielle, présenté par le Frente Amplio (Front large), Yamandú Orsi, l'a emporté au deuxième tour. Il dirigera le pays au cours de la période (2025-2030). Après un intermède de 5 ans de la droite avec le Parti National sous la présidence de Luis Lacalle Pou (2020-2025), c'est le retour au pouvoir du Frente Amplio, qui était présent à la tête du pays depuis 2005. Pour mieux comprendre la réalité de l'Uruguay, il est utile d'observer ce qui relève d'une singularité politique et syndicale, en articulant l'unité et l'esprit de consensus. Ainsi au niveau politique, le Frente Amplio a été créé en 1971 et rassemble comme son nom l'indique très largement : des courants du centre-droit (la démocratie chrétienne) à la gauche (du Parti socialiste au Parti communiste) et le Mouvement de participation populaire issu du groupe Tupamaros et connu avec José « Pepe » Mujica mais aussi une partie de l'extrême-gauche trotskyste. Au niveau syndical, l'Intersyndicale plénière des travailleurs - Convention nationale des travailleurs (PIT-CNT) est la seule confédération syndicale uruguayenne, elle a été légalisée en 1984 et regroupe également différents courants idéologiques. Le PIT-CNT est très engagé dans le développement de l'économie solidaire et soutient la récupération des entreprises par les travailleur-se-s, les coopératives de logements et de production. Il participe activement au réseau international de l'économie des travailleur-se-s. Pour sa part, le Frente Amplio soutient concrètement le secteur de l'économie sociale et solidaire (ESS) et avait créé le Fonds de développement du mouvement coopératif (FONDES-INACOOP) en 2011 sous la présidence de Pepe Mujica (2010-2015), récemment disparu. En Uruguay, les expériences autogestionnaires sont diverses et suscitent des débats intéressants, dont nous pourrions nous inspirer en Europe. Mais surtout, le projet de « centre d'innovation sociale et d'autogestion » montre la capacité des organisations à travailler en synergie et à valoriser une autre logique de production.