J'étais invité le 3 novembre dernier à l'émission Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7, radio libre à Aubenas (Sud-Ardèche) pour parler de mon parcours politique, de l'Amérique latine, du Sahara Occidental et de la Kanaky.
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Sur ce site, vous pouvez trouver principalement des articles relatifs à l'autogestion et à l'Amérique latine. L'administrateur est un militant associatif, syndical et politique
J'étais invité le 3 novembre dernier à l'émission Solidaires d'abord ! sur Fréquence 7, radio libre à Aubenas (Sud-Ardèche) pour parler de mon parcours politique, de l'Amérique latine, du Sahara Occidental et de la Kanaky.
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La lutte des ex-GKN et le plan de
réindustrialisation écologique et participative, ainsi que l’idée d’une usine
socialement intégrée, ont subi en août un nouveau coup dur. Chaque fois, le
risque est que ce coup soit “mortel”, compte tenu de l’épuisement prolongé
auquel la lutte est soumise. Nous en sommes maintenant au huitième mois de
chômage, après quinze mois précédents sans salaire.
Intervention pour l'Association pour l'autogestion
Par Richard Neuville
La Xe Rencontre internationale de l' « Économie des travailleurs et travailleuses » s'est tenue dans la ville de La Rioja du 27 au 29 novembre 2025. Elle a réuni plus de 200 participant-e-s venu-e-s d'une douzaine de pays des Amériques et d'Europe, membres d'entreprises récupérées et autogérées, de fédérations de coopératives, de mouvements sociaux de l'économie populaire, d'organisations syndicales, de collectifs universitaires et d'autres collectifs liés à la classe ouvrière autogérée.
Xe Rencontre internationale sur l’économie des travailleurs
L’appropriation des moyens de production par les travailleurs se pose différemment en France ou en Europe qu’en Amérique latine, et en particulier en Argentine. En France, le cadre législatif permet des transitions, parfois moins conflictuelles, pour récupérer les outils de travail et se constituer en sociétés coopératives de production (SCOP). Cela n’exclut toutefois pas que des conflits prolongés surviennent parfois.
Intervention Table ronde "L'autogestion comme pratique et projet alternatif" La Rioja
Les entreprises récupérées par les travailleur-se-s en Argentine constituent le mouvement contemporain le plus emblématique de l'autogestion du travail, non seulement en Amérique latine, mais également dans le monde entier. Apparues dans les années 1990, au plus fort du néolibéralisme, elles ont acquis une visibilité mondiale après la crise argentine de 2001, avec plus d'une centaine d'occupations d'usines et d'entreprises de toutes sortes. Aujourd'hui, le mouvement compte plus de 400 coopératives de travailleurs dans toute l'Argentine, qu'il s'agisse d'usines industrielles, de producteurs de denrées alimentaires ou de prestataires de services en tout genre, y compris des écoles et des hôpitaux. Près de 14 000 travailleurs vivent du travail autogéré de ces entreprises, qui étaient en faillite et abandonnées par le capital, et qui ont été remises en service dans le cadre de l'autogestion grâce à la lutte, à la volonté et à la créativité de leurs travailleurs. L'émergence des entreprises récupérées a remis en débat au sein de la classe ouvrière et des mouvements sociaux, l'expérience historique de l'autogestion, en la portant au-delà du coopérativisme institutionnel.
Par Dario Azzellini
Nous avons eu l'occasion de traiter sur ce site et dans l'encyclopédie internationale de l'autogestion des expériences de démocratisation de la gestion de la production et de participation citoyenne au Venezuela. Nous en avions notamment parlé lors de la Ve rencontre internationale de l'économie des travailleuses et des travailleurs qui s'était tenue à Punto Fijo en 2015. Cet article récent de Dario Azzellini, qui avait fondé le site Workers control dresse un bilan de ces expériences dix ans après. Il relève notamment que les expériences de contrôle ouvrier ont disparu et que la plupart des entreprises récupérées par les travailleur-se-s sont passés sous le contrôle de l'État.
Par Richard Neuville
Le 9 juillet 2021, les 422 travailleur-se-s sont informé-e-s de leurs licenciements par courriel. Ils produisaient des arbres d'essieu pour l'industrie automobile. En 2018, GKN était rachetée par un fonds financier britannique, Melrose, qui n'eut d'autres objectifs que de liquider l'activité. Le jour même, les travailleur-se-s décident d'occuper l'usine. Ils/elles sont soutenu-e-s par tout un territoire. Depuis, l'assemblée permanente se poursuit en empruntant la devise historique toscane « INSORGIAMO » (Nous nous insurgeons).
Entretien avec Andrés Ruggeri publié par Briega le 2 décembre 2024, réalisé par le sociologue Damián H. Cuesta, pour l'Instituto de Ciencias Económicas y de la Autogestión ICEA - État espagnol
La récupération des entreprises par les travailleur-se-s (ERT) est un mouvement qui, depuis son émergence dans la seconde moitié du XXe siècle en Argentine, n'a cessé de croître et s'est étendu à d'autres pays des Amériques. Selon les dernières données, le nombre d'entreprises expropriées existant actuellement dans la seule région de Buenos Aires en Argentine avoisine le demi-millier. Cependant, avec l'arrivée du gouvernement ultra-libéral de Milei, l'avenir de ces entreprises autogérées s'est obscurci.
Au
niveau de l'Institut des sciences économiques et de l'autogestion
(ICEA), nous avons voulu interroger à ce sujet le professeur Andrés
Ruggeri, directeur du Programme de documentation des entreprises
récupérées, rattaché à la Faculté de philosophie de
l'Université de Buenos Aires (UBA) et coordinateur des Rencontres
internationales de l'économie des travailleuses et des travailleurs,
dont la dernière réunion s'est tenue en octobre dernier (2024) à
Barcelone. Il est l'auteur du livre : « ¿Qué son las empresas
recuperadas? Autogestión de la clase trabajadora », dont la
dernière édition (2017) a été publiée en Espagne par la maison
d'édition Descontrol et Syllepse en France.
La IVe Rencontre européenne de l'économie des travailleuses et des travailleurs s'est tenue du 11 au 13 octobre 2024 à Barcelone. La CGTe, membre du réseau, était chargée de l'accueil de cette nouvelle session. La précédente avait eu lieu en avril 2019 à Milan où nous avions été accueilli-e-s dans les locaux de RiMaflow et par le réseau FuoriMercato. La période du COVID a reporté cette session. Pour cette 4e rencontre, il y a eu des difficultés d'organisation et de coordination entre les membres du réseau européen, initialement "euro-méditerranéen". Elle a rassemblé des délégations d'Allemagne, d'Italie, de Grèce, de Turquie, de l'Etat espagnol et de France. Les prochaines sessions internationale et régionales auront lieu en 2025 pour la Xe rencontre mondiale et en 2026 pour les autres. Y aura t'il une nouvelle rencontre européenne, rien n'est moins sûr ?
La IVe Rencontre latino-américaine de l'économie des travailleuses et des travailleurs s'est tenue dans La Rioja du 21 au 23 novembre dernier. Pour la 1ère fois, elle a réuni l'ensemble des Amériques. Les trois précédentes sessions avaient été organisées par régions : Amérique Centrale et du Nord et Amérique du Sud en 2014, 2016 et 2018. Le COVID avait empêché la tenue des IVe sessions. Dans un contexte économique et social compliqué, les deux régions ont été regroupés. Elle a rassemblé 200 participant-e-s d'Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Uruguay, ... En 2025, une nouvelle rencontre internationale (Mondiale) sera organisée, le lieu n'est pas encore défini et en 2026, de nouvelles rencontres régionales se tiendront.
Nous publions cet article, paru il y a près de 3 années sur le site de Rebelión. Il concerne une expérience emblématique du processus de récupérations des entreprises par les travailleuses et les travailleurs (ERT) en Argentine. Nous avions eu l'occasion de la visiter pour la première fois en octobre 2003. L'ERT Chilavert héberge le Centre de documentation des entreprises récupérées Centro de Documentación de Empresas Recuperadas. La coopérative est co-fondatrice de Red Gráfica, réseau qui fédère les imprimeries récupérées et permet de mutualiser des investissements et les commandes.
Par Julieta Galera le 14/04/2022 sur le site Rebelión
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| IXe Rencontre de Rosario - Sept 23 (Photo RN) |
Ci-dessous une déclaration du Réseau international de l'économie des travailleuses et des travailleurs, auquel appartient l'association Autogestion, un article en castillan paru dans la revue Autogestion et une vidéo d'Andrés Ruggeri, coordinateur du réseau cité ci-dessus.
Déclaration du Réseau de l'Économie des travailleur.es sur la situation du mouvement coopératif en Argentine
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| Couverture livre Ed Syllepse |
Par Demetrio E Risset * | 30 Avr 2024 sur Viento Sur
À l’occasion du 50e anniversaire de l’emblématique révolution des œillets, l’événement qui a suscité tant d’euphorie chez les Portugais et tant d’espoir chez les antifranquistes en voyant comment un régime répressif et stérile pouvait s’effondrer et être remplacé par une société libre, égalitaire et socialiste, est de nouveau d’actualité. L’auteur de cet article, en tant que journaliste, a parcouru le Portugal pendant des mois en 1974-75 et a partagé la joie populaire, les avancées d’une révolution qui a débordé ses dirigeants et les administrateurs militaires ; et le sombre complot réactionnaire qui allait allier oligarques, propriétaires terriens, évêques, généraux salazaristes et rapatriés coloniaux, sous la baguette d’une CIA déterminée à continuer à contrôler un pays qui a été l’un des fondateurs de l’OTAN en 1949. Et ils finiront par étouffer une révolution populaire exemplaire.
Nous publions cet article de Luis Hernández Navarro paru dans l’édition du prestigieux journal mexicain La Jornada en date du 12 décembre 2023. Il traite de la situation du Syndicat mexicain des électriciens (SME), qui s’illustre dans une lutte depuis 14 ans contre l’état fédéral mexicain. Il démontre que la solidarité des organisations de travailleur-se-s n’est pas un vain mot, y compris de la part d’un syndicat qui a subi une des pires attaques. La Coopérative « Luz y Fuerza del Centro » qu’il a créé pour gérer les centrales électriques est à la pointe de cette solidarité.
Nous côtoyons les animateurs du SME et de cette coopérative au sein du réseau international de l’économie des travailleur-se-s dans lequel ils ont également très actifs. (RN)
Par Luis Hernández Navarro, La Jornada, 12 décembre 2023
Loin
des projecteurs, fidèles à une longue tradition de solidarité avec ceux
d’en bas, sans rien attendre en retour, les travailleurs du Syndicat
mexicain des électriciens (SME) se sont rendus à Acapulco pour soutenir
les victimes de l’ouragan Otis.
Expression des acteurs argentins du réseau de l'économie des travailleuses et des travailleurs
23 décembre 2023
Les organisations et entreprises autogérées soussignées, membres et adhérentes du réseau de l’Économie des Travailleurs et Travailleuses, répudient et expriment leur opposition totale au Décret de nécessité urgente (DNU) pris par le Président Milei, qui tente de ramener l’État et la société argentine à l’époque de la République oligarchique et frauduleuse et au plan économique à la dictature civile et militaire. Nous exigeons son abrogation immédiate. Nous nous déclarons en état d’alerte et de mobilisation et nous appelons à l’unité de la classe ouvrière pour faire échec à cette mesure et à celles qui vont dans le même sens.