M. Colloghan

mercredi 6 juillet 2016

Appel à la participation aux 2e Rencontres euro-méditerranéennes de l’économie des travailleurs



Usine Vio.Me, Thessalonique, Grèce, 28-29-30 octobre 2016

La première rencontre internationale de l’économie des travailleur-ses s’est tenue en 2007 en Argentine. Elle a réuni des travailleurs et des travailleuses d’usines récupérées et des collectifs de travail, des activistes sociaux et politiques, des syndicalistes et des universitaires. Depuis, ces rencontres internationales se tiennent tout les deux ans et  constituent un espace de rencontres, de discussions et de réflexions sur les défis auxquels les travailleur-se-s sont confronté-e-s pour défendre par l’autogestion leurs moyens de subsistance contre les attaques du capitalisme mondialisé.

Les entreprises récupérées menacées par la politique de Macri



Après douze années de kirchnerisme (2003-2015), la victoire du candidat néolibéral d’Alianza Cambiemos, Mauricio Macri, à l’élection présidentielle en Argentine en novembre dernier a été, à la fois, une surprise et une source d’inquiétude pour le mouvement des entreprises récupérées par les travailleur-se-s (ERT). En effet, une partie de ses acteurs avait soutenu activement la candidature de Daniel Scoli. Car, si la politique conduite par Cristina Fernández de Kirchner (2007-2015) à leur égard était loin d’être irréprochable, il existait un modus vivendi qui permettait au mouvement de continuer à croître, à se stabiliser et à bénéficier de certains programmes publics. D’ailleurs, depuis 2002, le mouvement n’a cessé de se renforcer et 41 nouvelles entreprises ont encore été récupérées en 2014-2015, portant leur nombre à 362.

lundi 16 mai 2016

Perspectives autogestionnaires des mouvements sociaux en cours




Préambule du Rapport d’activité de l’Association Autogestion

Le contexte social et politique inédit en France ne peut que nous réjouir. Celui d’un mouvement social, le plus important depuis 2010, pour le retrait d’un projet de loi du travail qui constitue une régression sociale sans précédent pour la classe ouvrière et celui d’une insurrection citoyenne à travers le mouvement Nuit Debout, qui a essaimé dans plus de deux cents villes du territoire.

samedi 14 mai 2016

Nouvelles élections et nouvel espoir dans l’Etat espagnol


Alberto Garzon (IU) et pablo Iglesias (Podemos)

Les élections générales du 20 décembre 2015 ont confirmé les données essentielles de la situation politique espagnole et, en particulier, la crise majeure du régime issue de la Transition de 1978 négociée après la mort de Franco.

Le bipartisme est fini ! Que ce soit le PP, parti de la droite postfranquiste, ou que ce soit le PSOE, aucun de ces partis n’a la majorité et le nombre de députés suffisants pour constituer un gouvernement. Une époque est révolue, de nouveaux partis ont émergé comme Podemos ou Ciudadanos. La question des alliances est devenue centrale pour la constitution d’un gouvernement.

mardi 10 mai 2016

Le Parti socialiste unifié (PSU), un parti germe pour l’autogestion



Patrick Silberstein

Quelques considérations à propos du livre de Bernard Ravenel, Quand la gauche se réinventait. Le PSU, histoire d’un parti visionnaire (1960-1989), Paris, La Découverte, 2016.

1960-1989 : trente années d’existence, c’est très peu pour un parti politique à l’aune de l’inscription longue des partis traditionnels («  ouvriers  » ou bourgeois  »), quelle que soit leur appellation (SFIO, PS…), dans l’histoire. C’est aussi un temps long, le tiers d’un siècle, surtout quand il s’agit d’un temps où tout semblait possible, un temps marqué par la lutte pour l’indépendance de l’Algérie et la révolution algérienne, la révolution coloniale, l’opposition à la guerre du Vietnam, Mai 68 et les années 70, Lip, les luttes antinucléaires, les question écologiques et du cadre de vie, les questions nationalitaires, le syndicalisme aux armées, le Printemps de Prague, le Larzac, la lutte pour le droit à l’avortement et la contraception, les paysans-travailleurs, l’émergence des «  nouveaux mouvements sociaux  », la modernisation et l’automation des systèmes productifs 1, etc.

samedi 30 avril 2016

Services publics et Autogestion



L’illustration avec la transition écologique et énergétique

La convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics prépare des assises locales et nationales avec la perspective de rédiger un « Manifeste pour le Service Public du XXIe siècle » fin 2016. En vue de contribuer à ce travail d’élaboration, ce texte se veut une première contribution au débat : généraliste pour la première partie et vue sous l’angle de la transition écologique et énergétique pour la deuxième partie.

dimanche 17 avril 2016

Cooperativas y autogestión obrera

En busca de Utopia


Sam Gindin*

Este año se cumple el quinto centenario de la Utopia de Tomás Moro, el libro que introdujo el término “utopía” en el pensamiento radical en los primeros días del capitalismo. En la historia de Moro, un personaje de ficción declara que “siempre que haya propiedad privada y el dinero sea la medida de todas las cosas, muy difícilmente será posible para una comunidad gobernarse de forma justa o feliz”. Quinientos años después, esta idea –que la propiedad privada de los medios de producción es la barrera fundamental para un mundo mejor– tiene mucho predicamento en la izquierda, y son muchos los que apelan a una economía basada en el control directo de los trabajadores y de la comunidad.

samedi 16 avril 2016

Grèce/Europe : Impasses et questions stratégiques



Par Bruno Della Sudda, Arthur Leduc, Richard Neuville*

Cet Article a été publié dans la revue ContreTemps n°29, avril 2016, p.128-137.

Á l'aune du désastre du 13 juillet et des résultats électoraux du 20 septembre, était-il justifié de tant espérer après la retentissante victoire électorale de Syriza en janvier 2015 ? Pour nous, c'est oui.
Et si l'on doit retenir un seul élément de justification d'une telle réponse, c'est bien la victoire éclatante du Non au référendum du 5 juillet, qui avait suscité mépris et effroi parmi les élites des pays membres de l'UE.
Un Non qui fait écho à celui de 2005 en France et aux Pays-Bas : un Non de gauche, massif dans le monde du travail et la jeunesse. Un Non qui a couronné une campagne hautement significative, basé sur le ressort -inexploité depuis janvier, nous y reviendrons car c'est pour nous fondamental- d'une intense mobilisation citoyenne et populaire et d'une politisation profonde de la société grecque.

Nuit debout, Place de la République



Benoît Borrits

Près de deux semaines après le lancement de Nuit debout, le mouvement semble prendre racine, s’inscrire dans le temps et se démultiplier. En toile de fond, la revendication du retrait de la loi Travail, retrait souhaité par une majorité de citoyen-nes. Cette société, rongée par le chômage et la précarité, a les plus grandes difficultés à se mobiliser dans des grèves et à s’opposer à une classe politique majoritairement acquise à la « réforme ». D’où ce mouvement de citoyen-nes décidé-es à apparaître en pleine lumière et qui pose d’office la perspective d’une vraie démocratie. 

lundi 21 mars 2016

Quelques réflexions, autocritiques et propositions sur le processus de changement en Bolivie



par Pablo Solón   (*)

Que s'est il passé ? Comment en sommes nous arrivés là ?  Qu'est il arrivé avec le processus de changement qui il y a plus de 15 ans conquit sa première victoire avec la guerre pour l'eau ? Pourquoi un conglomérat de mouvements qui voulaient changer la Bolivie finirent piégés par un référendum pour que deux personnes puissent être rééligibles en 2019 ?


Catalogne : Candidatura d'Unitat Popular (CUP), une organisation « assembléiste » et indépendantiste



Par Richard Neuville

Dans cet article, nous présentons d’abord succinctement l’organisation (qui est méconnue en France et y compris dans nos milieux) et poursuivons sur son positionnement dans le processus vers l’indépendance de la Catalogne.

Démarche politique et organisation

La Candidatura d'Unitat Popular (CUP) est une organisation politique « assembléiste » asamblearia, municipaliste, anticapitaliste et indépendantiste, écologiste et féministe. En partant du niveau municipal, elle se fixe pour objectif la « construction des pays catalans (Països Catalans)[1] indépendants, socialistes, écologiquement soutenables, territorialement équilibrés et libérés des formes de domination patriarcale »[2]. Elle est organisée en assemblées locales (échelon municipal), territoriales (Comarques)[3] et nationale.

lundi 7 mars 2016

L’élection présidentielle est-elle compatible avec la démocratie ?

LE RESEAU POUR L'AUTOGESTION, LES ALTERNATIVES, L'ALTERMONDIALISME, L'ECOLOGIE ET LE FEMINISME
vous invite à participer à une réunion publique sur le thème  
L’élection présidentielle est-elle compatible avec la démocratie ?
RENDEZ-VOUS LE 2 AVRIL à 14H  
à l’AGECA, 177 rue De Charonne -75011 Paris (métro Alexandre Dumas)

samedi 5 mars 2016

Les défis démocratiques de la transition écologique et énergétique

Par Richard Neuville

Dans sa critique du déficit démocratique du système parlementaire, André Gorz pointait avec clairvoyance l’écueil du bureaucratisme qui ne pourra être évité que par un éco-socialisme efficace et réaliste reposant sur des réformes révolutionnaires graduelles. Il mettait également en exergue les limites de la démocratie parlementaire et estimait que si : « Le suffrage donne le droit de gouverner, il n’en donne pas le pouvoir » (Gorz, 1975: 72). Pourtant la mystification du concept de démocratie indirecte tend à se perpétuer en déniant tout exercice de pouvoir populaire sur l’organisation de la société, en ne laissant aux citoyen-ne-s que la possibilité de désigner leurs représentant-e-s tous les cinq ans. Ainsi, les intérêts suprêmes de l’Etat capitaliste sont bien préservés (Munster, 2008).