vendredi 20 mai 2011

Etat espagnol : le Manifeste du mouvement "Democracia Real Ya !"

Nous publions ci-dessous le "Manifeste" et les propositions en cours d'élaboration du mouvement du 15 Mai "Démocratie réelle maintenant !", "Toma la calle" (Occupe la rue) "Parce que nous ne sommes pas une marchandise aux mains des politiciens et des banquiers". Depuis le 15 mai, le mouvement s'étend dans l'ensemble l'Etat espagnol.



Ne paie pas la crise des autres, rebelle-toi. Occupe la rue
La calle sabe lo que quiere (La rue sait ce qu'elle veut)

Gaz de schiste : Malgré la loi, la lutte continue !

En Ardèche, la résistance à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste qui s'est mise en place depuis le début de l'année est exceptionnelle. Le caractère pluraliste et démocratique du Collectif 07 "Stop au gaz de schiste" a largement contribué à cette mobilisation exemplaire.

Richard Neuville

Parmi les centaines de manifestant-e-s présent-e-s le 10 mai à proximité de l’Assemble nationale, près d’une centaine d’ardéchois-e-s avaient effectué le déplacement. Cette mobilisation n’a pas empêché l’adoption, le lendemain en première lecture, de la proposition de loi UMP interdisant la technique de fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste. Mais ce vote ne va pas anéantir la résistance citoyenne, bien au contraire, la lutte continue.

samedi 14 mai 2011

Notre-Dame des Landes : 3 jours de résistance !

Pour un autre choix de société !
Rdv les 8 - 9 et 10 juillet 2011
Energie et climat
Souveraineté alimentaire
Justice sociale

lundi 9 mai 2011

Le président Hugo Chávez dans le labyrinthe colombien

MAURICE LEMOINE
Le 3 mai 2011

« Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela informe que, le [samedi] 23 avril 2011, a été détenu à l’aéroport international Simón Bolivar de Maiquetía [Caracas], le citoyen de nationalité colombienne Joaquín Pérez Becerra, carte d’identité 16 610 245, alors qu’il tentait d’entrer dans le pays dans un vol commercial en provenance de la ville de Francfort (Allemagne). » 

Equateur : Nouvelle victoire électorale de la "révolution citoyenne" contre les médias privés

Thierry Deronne
samedi 7 mai 2011

Le président de l’Equateur Rafael Correa a célébré la victoire populaire obtenue lors du référendum organisé ce samedi 7 mai 2011. Le Conseil électoral national annonce un score à peu près définitif de 61% des équatoriens ayant voté pour le “Oui” aux dix questions qui leur étaient proposées, soit une victoire du "Oui" dans 18 provinces sur 24. Correa a rappelé que ce scrutin est la huitième victoire consécutive de la Révolution Citoyenne. “Je remercie les 11 millions d’équatoriens qui ont participé et qui ont appuyé cette initiative.”

dimanche 24 avril 2011

Appel pour un camp autogéré au Havre contre le G8


Les 21 et 22 mai, Le Havre rassemblera la famille anti-capitaliste et altermondialiste pour une grande manifestation internationale et des forums. Du 20 au 29 mai, un camp autogéré prendra également place dans la forêt de Montgeon. Les organisateurs lancent l’appel ci-dessous.
Le « Directoire mondial » autoproclamé s’apprête, encore une fois, à rassembler les dirigeants du G8 autour d’un énième sommet, afin d’élaborer leurs stratégies politiques, économiques et sociales qui leur permettront d’assurer et d’augmenter leur pouvoir sur une population dont ils savent pertinemment qu’elle a mille et maintes raisons de se révolter.

lundi 28 mars 2011

Mexique : La Commune de Oaxaca

Cet article a été publié dans l'ouvrage "Autogestion hier, aujourd'hui, demain", coll. Lucien Collonges (coord.), publié aux édictions Syllepse en mai 2010.

Richard Neuville *
L’Etat de Oaxaca est situé dans le sud du Mexique, au sud-ouest de l’isthme de Tehuantepec, dans les montagnes et vallées de la Sierra Madre del Sur et Sierra Madre Oriental. Il est entouré de l’Etat de Guerrero à l’ouest, l’Etat du Chiapas à l’est. Ces trois états concentrent les plus fortes densités de communautés indigènes et sont les plus pauvres du Mexique. L’Etat de Oaxaca est faiblement peuplé et ne compte que 3,5 millions habitants, dont près de la moitié appartient aux peuples indiens Zapoteca ou Mixteca. Il possède une grande variété de ressources naturelles (minéraux, forêts vierges, eau, etc.) et des zones géographiques qui permettent le développement d’activités productives et touristiques. Mais les indicateurs sociaux révèlent un niveau très élevé de pauvreté (83 % de la population en dessous du seuil de pauvreté), un taux d’analphabétisme de 21,5 %, une malnutrition importante et une très forte précarité. L’envoi de devises par les immigrants constitue la principale source de revenus de la population (Esteva : 2008). Le pillage colonial et le modèle de développement économique imposé par la suite l’ont condamné à n’être qu’un producteur de matières premières, c’est ce qui explique la pauvreté chronique d’une majorité de la population et l’émigration importante. Comme le reste du Mexique, mais de manière amplifiée, Oaxaca est victime de la mondialisation capitaliste et financière, des politiques néolibérales qui détruisent l’agriculture et les ressources naturelles.

dimanche 27 mars 2011

L’Amérique latine dans le chaudron libyen


Maurice Lemoine - 25.03.2011

« Les alliés de Kadhafi » : en ouverture de séquence du journal de 20 heures de France 2, le 20 mars, apparaît le chef de l’Etat vénézuélien Hugo Chávez – sans d’ailleurs qu’on entende ce qu’il dit. Et l’analyse s’arrêtera là. Pourtant, le rejet de l’intervention « militaro-humanitaire occidentale » – les atermoiements de la Ligue arabe ne faisant guère illusion – déclenchée contre la Libye ne fait pas des vagues qu’au Venezuela : sous des formes diverses, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, Cuba, l’Equateur, le Nicaragua, le Paraguay et l’Uruguay ont exprimé qui sa réprobation, qui sa condamnation. 

mercredi 23 mars 2011

Le mouvement indigène andin : « L’unité dans la diversité » à l’image de l’Etat plurinational bolivien

Cet article a été publié dans "Autogestion hier, aujourd'hui, demain", Coll. Lucien Collonges, Syllepse, mai 2010.
 
Richard Neuville *

Après cinq siècles de domination coloniale, impérialiste, oligarchique et néolibérale, au cours desquels les ressources naturelles des pays de l’Amérique latine n’ont cessé d’être pillées, le système hégémonique impérial et unipolaire est de plus en plus contesté. En effet, l’émergence du mouvement indigène1 comme acteur social et politique est probablement un des événements les plus décisifs dans l’Amérique latine contemporaine. Dans sa diversité, il se construit progressivement comme un mouvement social de dimension régionale avec un contenu universaliste et une vision globale des processus sociaux et politiques mondiaux.