vendredi 22 octobre 2010

L'autogestion, quelle actualité politique ?

Formation et Action Citoyennes

avec le soutien de la région Rhône-Alpes, d'Attac ,des éditions Syllepse, de Ciné-Travail, de la MJC du Vieux Lyon, du laboratoire Triangle (CNRS), de l’Adels.

12-13 novembre 2010 à Lyon
 
Soirée débat Vendredi 12 novembre 2010
L'autogestion. Hier, aujourd'hui, demain
19 heures, à la Maison des Passages,
44, rue Saint-Georges - 69005 lyon

En quoi est-il pertinent de faire aujourd'hui référence à l'autogestion, pas seulement comme un objet de mémoire, mais aussi comme un mot-clé pour les luttes d'aujourd'hui et les projets politiques de demain ?
Cette soirée est ouverte à tous ceux qui se préoccupent des questions de pouvoir, de démocratie, de pratiques « ouvertes », de recherche d'alternatives dans la société .

Le débat sera organisé autour du livre "L'autogestion. hier, aujourd'hui, demain", (publié aux éditions Syllepse) qui sera présenté par des membres du collectif Lucien Collonges qui a coordonné l'ouvrage.

Débat autogestion : réponse à Thomas Coutrot

Suite à la parution de l'article de Thomas Coutrot "Repenser l'autogestion" dans Mediapart (voir lien ci-dessous), le collectif Lucien Collonges* a souhaité lui répondre.
http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-bloch/090910/thomas-coutrot-repenser-lautogestion  

Nous partageons évidemment plusieurs des constats de Thomas Coutrot. En effet, il est parfaitement exact, pour reprendre ses propres termes, que "l'expérience montre que la récupération d'entreprises ne part pas d'un projet théorique, mais d'une obligation pratique". C'est une observation qui est dans le prolongement direct de toutes les expériences autogestionnaires du passé comme des pratiques autogestionnaires du présent, en Europe, en Amérique latino-indienne ou ailleurs dans le monde.
Cependant, quand Thomas manifeste son "scepticisme" sur le terme d'autogestion, l'argumentaire nous paraît discutable. D'ailleurs, devons-nous discuter d'un "terme" ou plus fondamentalement d'une stratégie, dite autogestionnaire, qui parte à la fois des besoins de répondre "en positif" aux licenciements, aux abandons, aux destructions d'entreprises et de collectifs et qui en même temps donne corps à l'aspiration à la démocratie, à la prise en main par les intéressé(e)s de leurs affaires ?

dimanche 17 octobre 2010

Le troisième rapport sur les entreprises récupérées en Argentine

Université de Buenos Aires
Programme Faculté ouverte
Octobre 2010

Synthèse de ce rapport en français rédigée par Richard Neuville, consultable sur ce blog :
http://alterautogestion.blogspot.com/2011/01/argentine-les-entreprises-recuperees-se.html

Le rapport intégral en castillan est téléchargeable avec le lien ci-dessous:
http://www.recuperadasdoc.com.ar/Informe%20Relevamiento%202010.pdf

http://www.recuperadasdoc.com.ar/relevamiento2010.html

Voir également les articles de :
Marc Bloch : "En Argentine, les entreprises récupérées tiennent bon !"
http://www.mediapart.fr/club/blog/baptiste-bloch/141010/argentine-les-entreprises-recuperees-tiennent-bon

Esteban Magnani dans Pagina 12 (en castillan)
http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/cash/17-4708-2010-10-25.html

Richard Neuville, synthèse en français du précédent rapport publié en juillet 2005
http://alterautogestion.blogspot.com/2009/03/argentine-entreprises-recuperees-2.html

Au Chili, derrière l’euphorie médiatique, les hommes

Franck Gaudichaud
La Valise diplomatique
Le sauvetage, grâce à un puits d’évacuation, des trente-trois mineurs bloqués dans la mine de San José a été un succès. Des milliers de journalistes ont convergé du monde entier vers le lieu du « miracle ». Depuis l’annonce de l’accident, le président chilien, M. Sebastián Piñera, ne s’épargne aucun effort pour montrer qu’il supervise personnellement les travaux : sa cote de popularité a d’ailleurs grimpé de dix points depuis le lancement d’une opération qu’il estime « sans comparaison dans l’histoire de l’humanité ». Mais une fois passé le temps des réjouissances – toutes naturelles –, le Chili s’interrogera-t-il sur les conditions qui ont rendu possible cet accident ?
22 août 2010, 14 h 30. Copiapó, désert d’Atacama, au Nord du Chili. Quelques lettres griffonnées à l’encre rouge remontent d’un conduit, foré au-dessus de la mine de San José, dans l’une des régions les plus arides du monde : « Nous allons bien dans le refuge, tous les trente-trois. »
Trente-deux mineurs chiliens et un bolivien sont coincés à près de sept cents mètres sous la surface de la terre, enterrés vivants dans les entrailles d’une mine de cuivre et d’or. Depuis l’effondrement de plusieurs murs de soutènements, sous des milliers de tonnes de roche et de boue, ils survivent tant bien que mal dans l’un des refuges encore accessibles. Ils boivent les eaux de ruissellement, rationnent leurs maigres denrées alimentaires, et souffrent d’une chaleur étouffante. Mais, leur petit mot le démontre : ils sont en bonne santé.

vendredi 15 octobre 2010

Mondragón : Des dizaines de milliers de travailleurs qui dirigent et coordonnent leurs entreprises : ça marche !

Benoît Borrits *
13 octobre 2010

Le groupe Mondragón Corporacíon Cooperativa (MCC), basé au Pays basque, est une organisation unique au monde. Composé d'environ 120 coopératives dirigées par leurs travailleurs et coordonné par une direction démocratiquement élue, ce groupe a connu une progression insolente depuis sa création dans les années 50. En l'espace de 10 ans, ce groupe coopératif a quasiment doublé le nombre total de ses travailleurs, passant de 42 861 en 1999 à 85 066 en 2009.
Pour autant, il est sujet à de nombreuses controverses. Pour certains, critiques de la coopération en tant que telle, cette expérience n'est jamais qu'une « success story » entrepreneuriale. Pour d'autres, il s'agit d'une expérience coopérative, certes intéressante, mais qui se serait largement éloignée des idéaux du mouvement au point de se comporter comme un vulgaire employeur capitaliste à l'égard des nombreux salariés non-coopérateurs. Pour d'autres enfin, MCC est un groupe industriel et financier, parmi d'autres, évoluant dans la logique productiviste de la mondialisation néolibérale.
Si ces façons de voir peuvent se défendre sur biens des aspects et quelle que soit l'évolution future de ce groupe coopératif, il n'en reste pas moins vrai que MCC est la preuve vivante que, contrairement aux idées reçues, les travailleurs sont largement capables de diriger leur entreprise et de coordonner leur production.

dimanche 10 octobre 2010

Venezuela : Dans quelle mesure, les travailleurs contribuent-ils à l‘approfondissement et à la radicalisation du processus révolutionnaire ?

Intervention Congrès Marx International VI
Université Paris Ouest Nanterre - la Défense
Atelier 7 : Autogestion : expériences actuelles
Samedi 25 septembre 2010
Richard Neuville *

Venezuela : Dans quelle mesure, les travailleurs contribuent-ils à l‘approfondissement et à la radicalisation du processus révolutionnaire ?
Le pouvoir bolivarien a mis en place des mécanismes de démocratie active au service de la justice sociale, qui se sont traduits par une grande implication des classes populaires dans la gestion des programmes sociaux et au sein des conseils communaux. L’exercice d’un pouvoir populaire a permis l’émergence d’une culture politique et la politisation de vastes secteurs de la population.
Parallèlement, le gouvernement a mis en œuvre ou impulsé différentes formes de socialisation de la production (coopératives, entreprises de production sociale, nationalisations). Les travailleurs se sont-ils réellement approprié ces outils ? Exercent-ils vraiment un réel pouvoir de contrôle dans une perspective anticapitaliste et autogestionnaire ?

samedi 9 octobre 2010

Coup d'Etat ou coup d'essai en Equateur

Pour tenter de mieux comprendre ce qui s'est passé en Equateur le 30 septembre

Dossier Equateur sur le site de Mémoires des luttes

http://www.medelu.org/spip.php?rubrique69
avec notamment les articles de :
Maurice Lemoine
http://www.medelu.org/spip.php?article624
Atilio Boron
http://www.medelu.org/spip.php?article627
Pablo Stefanini
http://www.medelu.org/spip.php?article630

et une cinquantaine d'articles en castillan sur le site de Rebelion
http://www.rebelion.org/apartado.php?id=361   

dimanche 3 octobre 2010

Bilan Lula : « Un social-libéralisme à la brésilienne »

Entretien avec le politologue Franck Gaudichaud.


A quelques jours des élections présidentielles et fédérales au Brésil, nous publions une version actualisée d’une entretien paru dans la revue Nouveaux Regards qui revient sur les deux mandats du Président brésilien « Lula » Da Silva. Faire un bilan critique de ces 8 années doit permettre d’essayer de comprendre le cycle politique à venir dans un pays essentiel pour la géopolitique latino-américaine mais aussi mondiale. Comme le rappelle dans un récent éditorial le journaliste du Monde Diplomatique Renaud Lambert, dés 1971 le président Nixon avait compris que « Là où le Brésil va, l’Amérique latine ira… » (Manière de voir, N°113, oct-nov 2010)
par Evelyne Bechtold-Rognon , Franck Gaudichaud
(29 septembre 2010)


Comment situer le Brésil d’un point de vue géopolitique, en particulier par rapport aux autres pays de l’Amérique latine ?
Quelques chiffres permettent de comprendre : le Brésil représente en taille la moitié du territoire de l’Amérique du sud, et sa population est de plus de 195 millions d’habitants. C’est un géant, à tous les points de vue. Son économie se situe aux environs de la 8e ou 9° place mondiale, juste derrière l’Espagne. Il fait partie du groupe des « BRIC » : Brésil, Russie, Inde et Chine, acronyme qui désigne les grands pays dits émergents. Mais les dirigeants brésiliens récusent ce terme, et considèrent qu’ils représentent une économie « émergée »... C’est un pays qui, sur le plan diplomatique et géopolitique, a toujours recherché l’autonomie, le multilatéralisme et une certaine indépendance. Depuis la présidence de Lula, cet aspect s’est encore accentué. Le Brésil veut jouer dans la cour des « grands ». Il demande par exemple un siège au conseil de sécurité de l’ONU. Il est aussi un promoteur du G 20, conçu comme un forum économique plus large que le G 8 et ouvert à certains pays du sud.

mercredi 29 septembre 2010

Forum Mondial de l’Education en Palestine


Du 28 au 31 octobre 2010, le Forum Mondial de l’Education(1) (FME) se tiendra pour la première fois en Palestine. Plusieurs centaines d’organisations se rassembleront pour évoquer la question de l'Education à travers le monde, et plus particulièrement en Palestine. Deux ans après l’opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui avait détruit ou endommagé 278 écoles, cette mobilisation mondiale revêt une importance majeure.
Depuis 42 ans, l’occupation israélienne continue de paralyser le système éducatif palestinien. Fermeture ou destruction des écoles, arrestation des professeurs ou des enfants, difficulté de circulation dans les Territoires palestiniens ou pour se rendre à l’étranger, passage de checkpoints  ou du Mur pour se rendre dans son école ou université : étudier normalement dans les Territoires palestiniens est extrêmement difficile.

Solidarité avec les 34 prisonniers Mapuche en grève de la faim au Chili

Au sud du Chili, 34 Prisonniers Politiques Mapuche, répartis dans six prisons, sont en grève de la faim depuis le 12 juillet dernier pour faire connaître et aboutir leurs revendications. Plusieurs sont hospitalisés dans un état critique et l’inquiétude grandit au fil des jours qui passent sans aucun geste sérieux de la part du gouvernement de S. Piñera.
Le Collectif de soutien au Peuple Mapuche appelle à manifester
le 29 septembre à Paris.
Les médias ont fait connaître au monde entier la situation dramatique de 33 mineurs chiliens prisonniers des entrailles de la terre.
Au même moment, 34 Prisonniers Politiques Mapuche risquent leur vie pour faire entendre les revendications de leurs communautés en lutte et sont injustement victimes de la loi antiterroriste (loi 18.314), héritée de la dictature de Pinochet et utilisée pour stigmatiser et écraser les mouvements sociaux, en particulier celui du Peuple Mapuche. Ceux qui sont jugés en vertu de cette loi se trouvent confrontés à une série d’irrégularités judiciaires et de violations de leurs droits : arrestations arbitraires, détention provisoire prolongée, présomption de culpabilité, torture, pressions psychologiques, non communication à leur défense des charges retenues contre eux et basées sur des déclarations de “témoins sans visage”, fouilles quotidiennes de leur cellule et transferts continuels.