Mardi 25 mai 2010 à 21h à la Maison de l'Amérique Latine
Compte rendu Benoît Borrits *
Cette conférence s'inscrit dans un cycle des « 40 ans » de France Amérique Latine. Elle a été introduite par Franck Gaudichaud (France Amérique Latine) qui a rappelé que ces « éclairs autogestionnaires » latino-américains s'inscrivent dans une longue tradition de lutte pour le « poder popular » (pouvoir populaire), tradition qui prend sa source à Cuba dans les années 30 avec les Conseils ouvriers. Deux périodes fortes de mobilisations sont à distinguer, périodes séparées par les années noires de dictatures militaires. La première prend son envol avec la révolution cubaine de 1959, les réformes du Président Velasco au Pérou (1968-75), le gouvernement d'Unité Populaire au Chili, le Cordobazo (1969) en Argentine ou encore l'Assemblée Populaire de Bolivie de 1971. La seconde prend la forme de laboratoires d'expérimentations démocratiques, tels que les médias communautaires vénézueliens, les communautés zapatistes et la commune d'Oaxaca au Mexique ou encore les Piqueteros argentins. De plus, la venue au pouvoir de gouvernements progressistes au Venezuela, en Bolivie ou en Equateur crée une relation nouvelle qui permet de démultiplier ces expériences.



