par Marc Saint-Upéry , Pablo Stefanoni
(6 octobre 2011)
La Bolivie vient d’être profondément secouée par les répercussions majeures des évènements de Yucumo, cette localité amazonienne où la police a violemment réprimé le 25 septembre dernier des manifestants indigènes qui protestaient contre la construction d’un projet de route traversant leur territoire, le TIPNIS (Territoire Indigène Parc National Isiboro Sécure).
Ce n’est pas la première manifestation de fortes tensions entre le gouvernement d’Evo Morales et certains secteurs de sa base, mais c’est la plus traumatisante à ce jour. Le mouvement indigène bolivien est profondément divisé. Une série d’organisations populaires et d’associations de droits de l’homme clament leur indignation contre l’action d’un gouvernement jadis perçu comme ami et allié. La grève générale de protestation convoquée par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) le mercredi 28 septembre a été inégalement suivie, mais des manifestations significatives ont eu lieu dans les grandes villes.

