M. Colloghan

mardi 22 juillet 2014

A CRISE GLOBALE, PROJET ALTERNATIF !


Crise du capitalisme : une contribution au débat de Bruno Della Sudda, Arthur Leduc et Romain Testoris* 
Après la promesse de l'inversion de la courbe du chômage, voici venu le temps du « retournement ».
Au-delà du caractère à la fois pathétique et révoltant du propos présidentiel, c'est l'occasion de revenir sur la crise que nous traversons.

1 Pour celles et ceux qui subissent de plein fouet le chômage de masse et la précarité galopante de l'emploi, les femmes, les jeunes et les hommes/femmes issu-e-s des immigrations plus que les autres, cette crise est d'abord une crise économique et sociale aux conséquences désastreuses.

Depuis quarante ans en France, sauf la courte pause de quelques mois en 1981, les mêmes politiques économiques néolibérales sont imposées aux populations, toutes on échoué par rapport aux objectifs affichés, et ce sont ces politiques qui sont à l'œuvre sous la baguette du gouvernement Hollande-Valls.

Comment, dans de telles conditions, peut-on avoir le cynisme d'annoncer le retournement ?

A l'échelle mondiale, on n'est pas sorti de la crise ouverte en 2008 : la récession ou une croissance très faible l'emporte en Europe ; la croissance américaine est fragile, déjà menacée par de nouvelles bulles immobilière ou internet ou liée à l'extraction des gaz de schiste ; la croissance des pays émergents est très ralentie.

Aucun économiste bourgeois ne se hasarde à prédire une sortie de crise et il est impossible d'affirmer que dans leur globalité, les profits capitalistes dans leur ensemble -non-limités par exemple en France à ceux du CAC40- ont été restaurés en retrouvant ne serait-ce que le niveau des profits de la phase de croissance de la dernière décennie du XXème siècle.

Durant cette phase, on avait déjà remarqué d'une part la fragilité de la situation, largement artificialisée par les phénomènes de bulle, ni les nouvelles technologies de l'information et de la communication ni bien sûr la financiarisation n'ayant la force d'entraînement et l'enracinement productif qu'ont eu autrefois le chemin de fer ou l'automobile.

Et d'autre part, cette phase de croissance du XXème siècle tardif n'avait pas produit mécaniquement les créations d'emploi suffisantes pour résorber le chômage de masse, contrairement à la croissance des Trente glorieuses.
Comment peut-on affirmer qu'avec une croissance aujourd'hui beaucoup plus faible, le chômage reculera ?

Les conséquences sont claires et il ne fait pas tourner autour du pot : à continuer les mêmes politiques économiques, le chômage de masse et la précarité non seulement ne diminueront pas mais vont encore s'aggraver, immanquablement.

Car pour les capitalistes et les spéculateurs, cette crise est lourde de dangers et d'incertitudes : elle impose pour restaurer les profits capitalistes de donner de nouveaux coups au monde du travail, de faire reculer les droits et les acquis sociaux, en clair d'intensifier l'exploitation de la main d'œuvre dans une course sans fin à la compétitivité dans une concurrence généralisée des être humains et des territoires. Mais cela remet en cause les conditions mêmes des possibilités d'expansion du système capitaliste qui se retrouve donc face à une contradiction interne majeure, rendant possible le pire -des solutions politiques de plus en plus autoritaires, voire néo-fascistes- ou le meilleur -un changement radical de logique vers une véritable alternative au capitalisme.

Cette crise, dans sa dimension économique, est donc à la fois une crise de surproduction comme d'autres avant elle, en conséquence de « la dévalorisation de la force de travail au regard de sa productivité » (1), et une crise qui ne peut se limiter à cela, au sens où elle se combine à d'autres dimensions.

Sa dimension économique se combine à une dimension écologique. Le continuum des dégâts accumulés des deux premières révolutions industrielles et de l'explosion des pollutions de toutes sortes depuis la seconde partie du XXème siècle, à quoi il faut ajouter le recul de la biodiversité, l'épuisement des ressources et l'ensemble des dérèglements climatiques, aboutit à ce constat : la crise est économique et sociale, c'est aussi une crise écologique majeure.

A celle-ci, la succession de conférences mondiales ad-hoc depuis le premier Sommet de la Terre de Rio en 1992 est une suite d'échecs tous plus retentissants les uns que les autres. Le plus grave est certainement la farce de la Conférence Rio+20 de 2012, prise en mains par les firmes transnationales et orientée vers le capitalisme vert et la marchandisation de la nature contre la notion de gratuité et de bien commun.

Ainsi, se conjuguent la continuation des politiques économiques néolibérales et la fuite en avant productiviste, même pas contrariée par la terrible catastrophe nucléaire de Fukushima.

C'est la combinaison de ces deux dimensions qui donne le sentiment largement partagé d'un capitalisme du désastre et d'un basculement du monde.
« Autrement dit, le capitalisme ne peut trop exploiter la force de travail sans ruiner ses possibilités d’expansion, et il ne peut non plus trop exploiter la nature sans détériorer ou détruire la base matérielle de l’accumulation. L’illusion que la finance pouvait se dégager de cette contrainte sociale et de cette contrainte matérielle et devenir une source endogène et autosuffisante de nouvelle richesse s’est éteinte avec la crise financière, car ces deux contraintes sont indépassables »(2).

Mais la crise ne se limite pas à cette combinaison inédite : c'est aussi une crise démocratique majeure, en ce sens que les mécanismes de la démocratie représentative et institutionnelle sont eux-aussi arrivés à l'épuisement. Jamais n'a été aussi grand l'écart entre les aspirations à la démocratie réelle et le monde politique représenté le plus souvent par des politiciens professionnels quasi-interchangeables, discrédités et corrompus, carriéristes et très éloignés du monde du travail, un monde masculin, âgé et fermé aux apports de l'immigration. L'abstention électorale grandissante touche surtout les milieux populaires, les jeunes ; alors qu'autrefois elle était synonyme de dépolitisation, elle se conjugue aujourd'hui à l'inverse à une politisation et une défiance justifiée vis-à-vis de la « classe politique », sans pour autant ouvrir de perspectives ou modifier le rapport de forces. Bref, une crise de la démocratie synonyme de crise de la politique et de sa représentation.

Enfin, au Nord et particulièrement en Europe, la crise a une dimension géopolitique : la fin des grands empires coloniaux au XXème siècle, prolongée depuis 2010 par le processus des révolutions arabes en tant que prolongement des révolutions coloniales, se conjugue à un phénomène historique majeur : l'émergence des pays émergents, avec à leur tête les trois géants que sont la Chine, l'Inde et le Brésil. On n'en mesure pas assez l'importance : rien de moins que le début de la fin de la domination de cinq siècles de « l'occident » sur le monde, les pays émergents pesant déjà un tiers de la richesse économique mondiale.

Economique et sociale, écologique, démocratique, géopolitique ou géostratégique- : la crise est tout cela à la fois et en même temps.

Ces dimensions ne doivent pas être entendues comme une simple juxtaposition. Pensons-les plutôt dans une articulation : ainsi par exemple, la dimension économique de la crise du capitalisme est inséparable de sa dimension écologique, à travers le fait que l'économie capitaliste se heurte à la raréfaction des ressources et à la finitude de la planète.

De même, cette dimension économique peut-elle être séparée de la dimension politique de cette crise quand on mesure l'écart grandissant, dans les consciences, entre les conditions de vie misérables ou dégradées du plus grand nombre produites par ce qui est perçu comme une crise économique, et les potentialités d'un autre monde, vivable et solidaire, si peu exprimées par la représentation politique ? Ce qui s'est produit dans le déclenchement tunisien du processus des révolutions arabes renvoie à cette articulation, à travers le désespoir puis la mobilisation d'une jeunesse massivement instruite et privée de toute perspective d'emploi.

2 La crise est donc globale, multiforme ou multidimensionnelle, systémique. Il y a tout lieu de parler de crise de civilisation.

On ne peut donc y faire face par des demi-mesures, des réponses partielles ou axées sur une seule de ses dimensions.

Les demi-mesures ou la politique des petits pas ne mènent nulle part. Il ne s'agit pas d'un apriori idéologique mais d'un constat : le bilan des politiques publiques menées par les sociaux-démocrates ou les écologistes associés à la social-démocratie depuis la fin des Trente glorieuses est, hormis de rares et courtes exceptions en France et en Allemagne, celui d'un échec : un réformisme sans réformes.

Celles-ci ont laissé place à l'accompagnement -parfois zélé- du capitalisme et aux contre-réformes. La raison en est simple : ni la courte phase de croissance de la fin du XXème siècle ni la phase de crise actuelle ne laissent un espace à une gauche réformiste comme celle des Trente glorieuses et de ce qu'on a appelé de manière discutable le « compromis fordiste ».

Les réponses partielles ou axées sur une seule des dimensions de la crise actuelle ne sont pas à la hauteur : c'est une raison de plus de tourner la page du vieux paradigme rouge (selon lequel le socialisme règlera tout et en particulier ce qui relève des superstructures ou des contradictions ou fronts secondaires). Et cela suffit aussi à pointer les limites du paradigme vert qu'une partie des écologistes avait théorisé il y a vingt ans : la dimension écologique de la crise n'est pas la seule et elle ne se comprend qu'articulée entre-autres à la dimension économique et sociale, l'écologie est inséparable de l'anticapitalisme, elle ne saurait ni tout expliquer ni répondre à l'ensemble des problèmes posés. Voilà pourquoi « l'écologie profonde » -penchant parfois très à droite-, de même que « l'écologie réaliste » -symbolisée par son allégeance au social-libéralisme avec par exemple cette invention inouïe, par ailleurs un échec complet, qu'est le marché des droits à polluer !- sont une impasse.

Une réponse se limitant pour l'essentiel à la dimension économique de la crise, qui plus est dans une optique néo-keynésienne comme le font les courants de la gauche du PS en France et ailleurs en Europe, ne convient pas non plus : elle ne combat pas le mal à la racine, limite la perspective et néglige en particulier les dimensions écologique et démocratique, en acceptant le capitalisme vert -éventuellement dénucléarisé et résistant au projet des gaz de schiste- et un fonctionnement politique institutionnel simplement réformé -en France, par la limitation du pouvoir présidentiel , la fin du cumul des mandats, le renforcement des pouvoirs parlementaires. Toutes mesures par ailleurs nécessaires et bienvenues, mais largement insuffisantes eu égard aux enjeux de cette crise !
Par ailleurs, il faut souligner l'impasse que constitue l'objectif de combattre le capitalisme financier au nom du retour au bon capitalisme, le capitalisme industriel. Outre le fait que le combat contre la « finance » sans plus de précision peut servir de pavillon aux offensives réactionnaires et régressions nationalistes, on voit mal comment on pourrait imposer au capitalisme mondialisé les régulations que sel l'exceptionnel rapport de forces issu de la Libération (fascismes écrasés, droites discréditées, mouvements populaires à l'offensive et, ne l'oublions pas, armés) avait permis d'obtenir. C'est bien le capitalisme dans son ensemble qu'il faut combattre, dans ses formes financières aujourd'hui dominantes au pluriel mais non pas coupées de la production, comme dans ses déterminations essentielles : la recherche frénétique de profits n'est-elle pas la réponse permanente des capitalistes, actionnaires compris, à la tendance à la baisse du taux moyen de profit ?

Face aux capitalistes et à leurs représentants politiques -le personnel politique des partis bourgeois-, face aux extrêmes-droites, comment reconstruire un rapport de forces ? Peut-on ignorer ou dédaigner les partisans de cette perspective limitée, néo-réformiste, présente dans les ailes gauches social-démocrate et vertes, dans la gauche démocrate américaine, dans le mouvement syndical ou les secteurs les plus modérés de l'altermondialisme ou encore dans certaines institutions internationales (3) ? Si la question des alliances se pose (4), encore faut-il tenir bon sur l'essentiel, du point de vue d'un véritable projet alternatif au capitalisme : les alliances ne peuvent être nouées qu'à la condition de construire inlassablement et en toute indépendance une force ou un rassemblement délimité et identifiable à une échelle de masse, non-confondu avec le social-libéralisme, clairement anticapitaliste et clairement alternatif.

De ce point de vue, deux remarques viennent à l'esprit :
- la construction d'une telle force ou d'un tel rassemblement est déjà engagée, c'est ce que font déjà Syriza en Grèce, le Bloc de Gauche au Portugal ou encore l'Alliance Rouge-Verte danoise ; c'est aussi ce à quoi tend le Front de Gauche.

Mais il reste à celui-ci à s'ouvrir à une véritable dynamique citoyenne et à ouvrir un vrai débat stratégique en son sein car le programme électoral « L'Humain d'abord » ne peut tenir lieu de projet alternatif digne de ce nom, même si les diverses composantes du Front de Gauche sont d'accord -et c'est essentiel- sur le caractère global de la crise ;
·         un projet alternatif ne peut être la simple jonction du « rouge » et du « vert » ou encore se référer seulement à l'écosocialisme (5) : il doit penser leur articulation et intégrer pleinement d'autres dimensions de la crise et des réponses à y apporter, à commencer par la démocratie qui doit être synonyme de démocratie active et d'autogestion et pas seulement de transformations institutionnelles, aussi importantes et nécessaires soient-elles. La démocratie est du reste, comme pratique immédiate, comme exigence et comme contenu du projet, au cœur du processus des révolutions arabes et des nouvelles mobilisations de la première décennie du siècle, des Indignés aux entreprises récupérées argentines en passant par la redécouverte des vertus du tirage au sort. On retiendra, entre-autres, que dans ces processus et ces mobilisations, le choix a été fait de ne pas mettre en avant des leaders ou des porte-paroles, de jouer collectif et de limiter toute délégation de pouvoir et toute personnalisation. C'est un élément de nouvelle culture politique et de réponse à la crise de la politique et de sa représentation. A cela s'ajoute la soif d'égalité des droits, le refus de tous les racismes et de toutes les discriminations, le maintien des exigences féministes : ce n'est donc pas la simple jonction du « rouge » et du « vert » qui est à l'ordre du jour mais plutôt l'arc-en-ciel des émancipations.

3 Comment faire émerger un projet alternatif ? 

En apparence, la question peut sembler décalée, « pas à l'ordre du jour », tant la crise est profonde, tant le rapport de forces est défavorable. C'est à la fois vrai et faux. En France et en Europe, la situation de ce rapport de forces est plus difficile et plus dégradée qu'ailleurs. Le cours droitier, en France, de la politique gouvernementale produit des effets de sidération et de démoralisation incontestables dans le monde du travail et la jeunesse, y compris dans les réseaux militants, à la suite de nombreux échecs sociaux et politiques des mobilisations et participations électorales, et des difficultés à résister et à enrayer la dégradation généralisée des conditions de vie et de travail. Ce constat vaut pour les pays d'Europe du centre du nord, il est plus grave et plus dramatique encore pour l'Europe du sud. Dans un tel contexte, le projet alternatif peut apparaître comme une perspective lointaine. Mais on doit faire immédiatement un double constat :
·         ailleurs dans le monde, en notamment dans l'Amérique afro-latino-indienne et dans le monde arabe, le propos doit immédiatement être nuancé car des processus révolutionnaires de longue durée, non-linéaires et donc faits d'avancées et de reculs (6) y sont amorcés, malgré toutes leurs limites et leurs difficultés actuelles ;
·         ici même en Europe et y compris en Grèce, les mobilisations citoyennes et les mouvements sociaux sont en difficulté certes, mais n'ont pas disparu, les pratiques alternatives de toutes celles et tous ceux qui essaient, parfois à l'écart de la vie politique ou syndicale, de produire, de consommer et de vivre autrement, s'affirment notamment dans la jeunesse, en même temps que réapparaissent dans le monde du travail les projets de type coopératif et autogestionnaire (7).

Ces éléments ne participent pas seulement des résistances à l'offensive capitaliste néolibérale, ils dessinent dès aujourd'hui les contours de la société alternative de demain, ils démontrent que sans attendre les ruptures indispensables, un autre monde est possible et nécessaire, pour reprendre le slogan altermondialiste plus actuel que jamais.

Ainsi, dans le foisonnement de ces mobilisations citoyennes, mouvements sociaux, pratiques alternatives, toutes au cœur des forums sociaux -et le FSM de Tunis en 2013 a été une grande réussite-, ou du Sommet des Peuples de Rio (2012) en alternative à Rio+20, s'invente une part du projet alternatif.
Pour le dire autrement, toutes ces alternatives en germe préparent l'alternative de demain (8).

A toutes les échelles, nous devons contribuer à l'articulation entre les résistances et les contre-propositions alternatives dans tous les domaines, à la combinaison des luttes et des projets, à l'action et à l'élaboration collectives qui permettent de donner corps à un projet alternatif. Demain, d'autres expériences, d'autres processus révolutionnaires -car la révolution est bien un processus, c'est ce que nous appelons la révolution longue- nourriront ce projet.

De la mobilisation de Notre Dame des Landes à l'objectif -immédiat et transitoire- fidèle au meilleur de l'histoire ouvrière qu'est la réduction du temps de travail, en passant par ce qui se joue dans la mobilisation des FRALIB et peut-être demain d'Alstom, tout se tient : refus de la crise et résistance à l'offensive capitaliste, contre-offensive et projet alternatif.

*Militants d'Ensemble! et des Alternatifs

Notes :
1.      « Le travail et la nature sont les deux sources de la richesse mais seul le travail crée de la valeur », JM Harribey in « Le Sarkophage » (n° 40-41 octobre 2013) ; entretien avec JM Harribey, revue Contretemps n°19 (4° trimestre 2013).
2.      « La richesse, la valeur et l'inestimable, fondements d'une critique socio-économique de l'économie capitaliste », JM Harribey, Les Liens qui Libèrent, 2013
3.      « Sortir du néo-libéralisme », Gus Massiah in « Les Cahiers de l'OMOS »/revue Contretemps n°20 (1° trimestre 2014).
4.      C'est à sa manière le sens de la proposition, pertinente, du Front de Gauche de substitution d'une alternative de gauche majoritaire à l'actuelle majorité gouvernementale et parlementaire.
5.      Voir contribution critique collective sur les thèses du PG et de l'écosocialisme, parue dans le bulletin de débat du congrès des Alternatifs de novembre 2013.
6.      Entretien avec Gilbert Achcar in Inprecor n°603/604 de mars/avril 2014.
7.      Voir dossier Autogestion à paraître dans le prochain numéro de Contretemps, avec entre-autres un compte-rendu signé Richard Neuville de la rencontre internationale des expériences autogestionnaires « L'économie des Travailleurs » chez les FRALIB à Gémenos des 31 janvier et 1° février 2014.
8.      « Alternative (s), autogestion et émancipation(s) », B Della Sudda/A. Leduc/R.Testoris et « Alternatives et autogestion », P. Le Tréhondat/P.Silberstein in « Les Cahiers de l'OMOS/revue Contretemps n°20 (1° trimestre 2014).

Aucun commentaire:

Publier un commentaire