M. Colloghan

dimanche 1 septembre 2013

IVe Rencontre internationale « L’économie des travailleurs »

Les alternatives autogestionnaires et le travail face à la crise économique globale.
La rencontre s’est déroulée du 9 au 12 juillet à l’Université fédérale Joao Pessoa de Paraiba (UFPB), au Brésil.

La rencontre internationale « L’économie des travailleurs » est conçue comme un espace de débat et d’articulation entre des travailleurs, des chercheurs et des militants sociaux et politiques autour des problématiques qui concernent les luttes des travailleurs et des travailleuses pour l’autogestion et pour la construction d’alternatives face à la crise provoquée par le capitalisme global. Organisées au début par le Programme faculté ouverte de la Faculté de philosophie et de lettres de l’Université de Buenos Aires (Argentine), les deux premières éditions eurent lieu en 2007 et 2009 à Buenos Aires. En 2011, la IIIe rencontre se réalisa à Mexico en partenariat avec le département des relations sociales de l’Université autonome métropolitaine et l’unité Xochimilco (UAM-X). 

 
Cette fois-ci, c’était le tour du Brésil d’accueillir la IVe rencontre, organisée par l’Incubateur d’entreprenariat solidaire (INCUBES) de l’ l’Université fédérale Joao Pessoa de Paraiba (UFPB). Lors de la plénière finale, l’organisation de la cinquième rencontre en 2015 a été envisagée par ordre de priorités au Venezuela, Colombie, Cordoba (Argentine), Mexique et Brésil de nouveau, avec une préférence pour les pays qui ne l’ont pas encore organisée.

La rencontre était structurée autour de tables thématiques et de groupes de travail. Les tables thématiques étaient au nombre de sept et consacrées à différents axes définis comme éléments-clés des débats de la rencontre : la crise globale et les réponses des travailleurs ; autogestion et syndicalisme ; entreprises récupérées en Amérique du Sud ; travail informel et précarité ; avancées et difficultés dans les expériences d’autogestion ; l’autogestion et les nouvelles formes d’organisation du travail ; et, enfin, les mouvements sociaux en Amérique latine et le résurgence du projet socialiste. Dans ces tables rondes, il y a eu des intervenants du Mexique, du Brésil, d’Argentine, d’Espagne, d’Uruguay, de Porto Rico, d’Afrique du Sud, du Venezuela et de Cuba. De plus, le professeur Ricardo Antunes de l’UNICAMP a donné une conférence intitulée « La crise du capitalisme et les alternatives pour les travailleurs ». Les 10 et 11, dix groupes de travail se sont également réunis pour présenter les 115 travaux envoyés par les différents participants.

Dans les grandes lignes, les débats ont abordés la relation entre la crise actuelle du capitalisme global, le rôle des travailleurs et les mouvements sociaux aussi bien dans la résistance que dans la construction d’un projet politico-économique basé sur le rôle des travailleurs et le développement, la portée, les limites et les potentialités des expériences autogestionnaires par les travailleurs, tant au niveau de la pratique concrète des entreprises récupérées que pour les autres formes économiques autogestionnaires dans leurs conséquences et développements au niveau théorique. Avec une grande diversité de travaux qui ont été regroupés selon les 12 axes définis dans l’appel, les groupes de travail ont été des espaces de débat permettant une meilleure participation, bien que le nombre d’exposés réalisés dans un court laps de temps ont montré qu’il faudra, à l’avenir, tenter de parvenir à une plus grande compatibilité entre le nombre d’exposés et le temps de débat nécessaire à la discussion.

Enfin, la plénière finale a montré la volonté des participants de continuer à développer la rencontre comme un espace d’articulation et de débat international et d’avancer dans la coordination d’expériences d’autogestion et de réseaux internationaux de coordination. La plénière a fait une évaluation très positive des débats réalisés et du travail d’organisation de la INCUBES et a laissé ouverte la convocation pour 2015 à partir des propositions des délégations de cinq pays : Venezuela, Colombie, Argentine, Mexique et Brésil. La priorité va tout d’abord au Venezuela, pour avoir été proposée par les travailleurs de l’usine Vtelca, présents à la rencontre, et ensuite à la Colombie car il s’agit de deux pays qui n’ont pas encore accueilli l'événement. Dans le cas de l’Argentine, la proposition émane de l’université de Córdoba, tandis que la proposition mexicaine est de nouveau l’université autonome de Mexico (UAM-X) et que dans le cas du Brésil, il s’agit du même organisateur mais avec l’intention d’explorer d’autres  possibilités de localisation. L’existence d’autant de possibilités, qui devront être évaluées par le comité organisateur, démontre la volonté de poursuivre et le niveau d’engagement des participants.

En résumé, la IVe Rencontre internationale à Joao Pessoa a été un grand événement de débat international sur les possibilités d’autogestion comme moyen de créer une alternative à la crise capitaliste par les travailleurs et la consolidation de l'espace qui a commencé à émerger à Buenos Aires en 2007 sous l'impulsion de l'expérience des entreprises récupérées par travailleurs.

(Traduction Richard Neuville)

Source : Site du Programme faculté ouverte de l’université de Buenos Aires :


IV Encuentro Internacional
"La economía de los trabajadores"
Alternativas desde la autogestión y el trabajo frente a la crisis económica global.
El Encuentro se llevó a cabo del 9 al 12 de Julio, en la Universidad Federal da Paraiba, Joao Pessoa, Brasil.

El Encuentro Internacional “La Economía de los Trabajadores” se propone como un espacio de debate y articulación entre trabajadores, investigadores y militantes sociales y políticos alrededor de las problemáticas que atañen a las luchas de los trabajadores y trabajadores por la autogestión y por la generación de alternativas a la crisis provocada por el capitalismo global. Organizado en un principio por el Programa Facultad Abierta, de la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Buenos Aires, Argentina, sus dos primeras ediciones tuvieron lugar en 2007 y 2009 en Buenos Aires. Ya en 2011, y con la organización del departamento de Relaciones Sociales de la Universidad Autónoma Metropolitana, Unidad Xochimilco, el III Encuentro se realizó en la Ciudad de México. Esta vez fue el turno del Brasil, organizado por la Incubadora de Emprendimientos Solidarios de la UFPB. En el plenario final, la organización del V Encuentro, en 2015, quedó asignada por orden de prioridades a Venezuela, Colombia, Córdoba (Argentina), México y Brasil nuevamente, en ese orden, con preferencia para los países que todavía no lo han organizado.

El encuentro se estructuró alrededor de mesas temáticas y grupos de trabajo. Las mesas temáticas fueron siete, dedicadas a los distintos ejes definidos como articuladores de los debates del Encuentro:  la crisis global y las respuestas de los trabajadores; autogestión y sindicalismo; empresas recuperadas en América del Sur; trabajo informal y precario, avances y dificultades en experiencias de autogestión; la autogestión y las nuevas formas de organización del trabajo; y, por último, los movimientos sociales en América latina y el resurgimiento del proyecto socialista. En estas mesas hubo expositores de México, Brasil, Argentina, España, Uruguay, Puerto Rico, Sudáfrica, Venezuela y Cuba. Además, el profesor Ricardo Antunes, de la UNICAMP, dio una conferencia titulada “La crisis del capitalismo y las alternativas para los trabajadores”. Se desarrollaron también diez grupos de trabajo como espacio para presentación de los 115 trabajos enviados por los participantes, que sesionaron los días 10 y 11.

En líneas generales, los debates recorrieron la relación entre la actual crisis del capitalismo global, el papel de los trabajadores y los movimientos sociales tanto en la resistencia como en la construcción de un proyecto político-económico basado en el protagonismo de las trabajadores y el desarrollo, alcances, limitaciones y potencialidades de las experiencias de autogestión de los trabajadores, tanto en el plano de la práctica concreta de empresas recuperadas y otras formas económicas autogestionarias como en sus consecuencias y desarrollos a nivel teórico. Con gran diversidad de trabajos que se agruparon de acuerdo a los 12 ejes definidos en la convocatoria, los GT fueron los espacios de debate más dados a la participación, aunque la cantidad de presentaciones en escaso tiempo dejó como saldo a intentar resolver para el futuro la mayor compatibilidad entre la cantidad de exposiciones y el tiempo de debate necesario para su discusión.

Por último, el plenario final demostró la voluntad de los participantes de continuar desarrollando el Encuentro como un espacio de articulación y debate internacional y avanzar en la coordinación de experiencias de autogestión y redes internacionales de coordinación. El plenario hizo una evaluación muy positiva de los debates realizados y del trabajo de organización de la INCUBES, y dejó abierta la convocatoria de 2015 a partir de las propuestas surgidas desde las delegaciones de cinco países: Venezuela, Colombia, Argentina, México y Brasil. La prioridad entre estas posibilidades la tiene Venezuela, por haber sido formulada por los trabajadores de la fábrica Vtelca, presentes en el Encuentro, y luego Colombia, por tratarse en ambos casos de países donde no se ha desarrollado todavía el evento. En el caso de Argentina, la propuesta proviene de la Universidad de Córdoba, mientras que la propuesta mexicana es nuevamente de la UAM-X y en el caso de Brasil del mismo comité organizador pero con la intención de explorar otras posibilidades de locación. La existencia de tantas posibilidades, que deberán ser evaluadas por el comité organizador, muestra la voluntad de continuar y el nivel de compromiso de los participantes.

En suma, el IV Encuentro Internacional en Joao Pessoa fue un gran evento de debate internacional sobre las posibilidades de la autogestión como forma de crear una alternativa a la crisis capitalista desde los trabajadores y la consolidación del espacio que comenzó a formularse en Buenos Aires en 2007 bajo el impulso de la experiencia de las empresas recuperadas por los trabajadores.

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