M. Colloghan

samedi 5 avril 2014

Mobilisation internationale de solidarité avec les travailleurs de Bauen les 15 et 16 avril 2014



Les travailleurs de l'entreprise récupérée de l’Hôtel Bauen ont reçu un nouvel avis d'expulsion ces derniers jours. L'Hôtel Bauen est l'une des entreprises récupérées les plus emblématiques d'Argentine, avec 130 travailleurs qui le vendredi 21 Mars ont fêté leur 11 ans d'autogestion. Or le jour même de cet anniversaire, ils ont reçu l'avis d'expulsion du juge Paula Hualde.


Cette étape est la dernière de la procédure judiciaire car tous les recours possibles sont épuisés. Les travailleurs, appuyés par les organisations et les mouvements qui les soutiennent, appellent donc à résister à l'expulsion pour pouvoir ouvrir une instance de négociations qui conduise à une solution politique définitive en faveur du contrôle ouvrier de l'hôtel. En effet, les anciens patrons ont construit l'hôtel avec un prêt de l'Etat argentin, consenti par la dictature militaire. Ils n'en ont jamais remboursé une seule traite. L'Etat argentin doit aujourd'hui effacer cette dette et transférer la propriété de l'hôtel aux travailleurs.


Pour atteindre cet objectif, les travailleurs ont besoin du soutien et de la solidarité de tous, y compris de la solidarité internationale. Nous envisageons de faire une semaine internationale de solidarité avec le Bauen, quelque chose de comparable à ce que les camarades Grecs ont fait avec Vio Me.
Nous suggérons que les différents groupes et personnalités fassent une photo avec un texte de soutien aux travailleurs de Bauen et qu'ils nous les envoient avec des pétitions et des lettres de soutien.

L'idée est de faire cette campagne les 15 et 16 Avril car un grand festival est programmé en face de l'hôtel quelques jours plus tard, au moment où il est possible que les autorités tentent l'expulsion de l'hôtel. C'est pourquoi nous sollicitons votre aide dans cette étape décisive, non seulement pour le Bauen, mais pour toutes les luttes de l'autogestion en Argentine, parce que s'ils arrivent à en finir avec le Bauen, c'est simplement une question de temps pour qu'ils tentent de le reproduire avec d'autres entreprises récupérées.

Le 3 avril 2014

Quelques liens d’articles de presse ci-dessous :
Vous trouverez ci-dessous l’appel à la mobilisation internationale
 

L’hôtel Bauen est une des entreprises récupérées par les travailleurs les plus emblématiques en Argentine. Fermé par ses propriétaires suite à une manoeuvre frauduleuse qui a jetée à la rue tous les travailleurs fin 2001, le grand édifice de 20 étages situé en plein centre de Buenos Aires a été abandonné pendant plus d’une année avant qu’un groupe d’anciens travailleurs ne l’occupe le 21 mars 2003. Pendant 11 années, un processus autogestionnaire a été entrepris, permettant de  créer 130 postes de travail et de valoriser pratiquement sans financement extérieur un hôtel vidé et abandonné par ses patrons,. En plus, il a transformé un hôtel, qui était précédemment le symbole de la corruption du pouvoir, en un lieu de réunion et de solidarité pour les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de travaileurs, où se sont tenues des centaines de journées d’organisation et de débat, y compris des événements universitaires et culturels.

Mais l’hôtel Bauen n’est pas seulement un emblème de l’autogestion. Son origine est également un exemple clair de la connivence et de la corruption entre le pouvoir économique et la dictature génocidaire qui a ensanglantée l’Argentine entre 1976 et 1983. Le Bauen a été construit pour le mondial de football de 1978 avec les crédits accordés par une banque de l’Etat (La BANADE) qui n’ont jamais été remboursés. Du fait de cette dette, l’Etat pourrait très bien récupérer la propriété de l’hôtel. Au lieu de cela, la dette des entrepreneurs n’est pas remboursée, la justice a estimé que l’entreprise Mercoteles (continuité de l’entreprise originale) est propriétaire de l’immeuble et a ordonné l’expulsion de la coopérative de travailleurs. Cette décision a été contestée par la coopérative mais les recours ont été rejetés par toutes les instances judiciaires.

Le 21 mars 2014, à l’occasion du 11e anniversaire de la récupération de l’hôtel Bauen par les travailleurs, l’ordre d’expulsion a été adressé à la coopérative. Les travailleurs et de nombreuses organisations sociales sont disposés à résister en espérant qu’une solution définitive soit trouvée, qui reconnaisse le travail et le rôle social, économique et culturel de l’entreprise autogérée et que ne récompense pas les entrepreneurs corrompus et complices de la dictature.

Les signataires ci-dessous se solidarisent avec les travailleurs de Bauen et attendent une solution urgente permettant de poursuivre une expérience d’autogestionnaire qui est exemplaire dans le monde.


Envoyer les signatures à 
prensabauen@gmail.com

Martes 15 y miércoles 16 de abril de 2014:
Jornada Internacional de solidaridad con el B.A.U.E.N.

El Hotel BAUEN es una de las más emblemáticas empresas recuperadas por los trabajadores en Argentina. Cerrado por sus dueños a través de una maniobra fraudulenta que dejó a todos sus trabajadores en la calle a finales de 2001, el enorme edificio de 20 pisos de altura en pleno centro de Buenos Aires estuvo abandonado por más de un año hasta que un grupo de sus antiguos empleados lo ocupó el 21 de marzo de 2003. Se inició así un proceso de 11 años de autogestión que creo 130 puestos de trabajo y puso en valor un hotel vaciado y abandonado por sus patrones, prácticamente sin financiamiento externo. Además, convirtió a un hotel que antes fue símbolo de la corrupción del poder en un lugar de reunión y solidaridad para movimientos sociales, sindicatos y organizaciones de trabajadores, donde se realizaron cientos de jornadas de organización y debate, incluyendo eventos académicos y culturales.

Pero el BAUEN no es solo emblema de autogestión. Su origen es también un ejemplo claro de  la connivencia y corrupción entre el poder económico y la dictadura genocida que ensangrentó a la Argentina entre 1976 y 1983. El BAUEN fue construido para el mundial de fútbol de 1978 con créditos de un banco del Estado (el BANADE) que nunca fueron pagados. Por esa deuda, el Estado podría recuperar la propiedad del hotel. En lugar de eso, mientras la deuda de los empresarios no se ejecuta, la justicia dictaminó que la empresa Mercoteles (continuadora de la empresa original) es la dueña del edificio y ordenó el desalojo de la cooperativa de trabajadores. La demanda fue apelada por la cooperativa pero fue rechazada en todas las instancias judiciales.

El 21 de marzo de 2014, al cumplirse 11 años de la recuperación del BAUEN por los trabajadores, se conoció la orden de desalojo contra la cooperativa. Los trabajadores y numerosas organizaciones sociales están dispuestos a resistir esperando que se llegue a una solución definitiva, que reconozca el trabajo y el rol social, económico y cultural de la empresa autogestionada y que no premie a los empresarios corruptos y cómplices de la dictadura.

Los abajo firmantes nos solidarizamos con los trabajadores del BAUEN y esperamos una urgente solución que permita continuar con una experiencia de autogestión que es ejemplo para el mundo.

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